Obersalzberg

L'histoire d'une montagne

Le théatre

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Pour entretenir le moral des ouvriers, Bormann construisit une salle de spectacle de 2000 places destinée au visionnage de films ou à la tenue de discours.
On en parla beaucoup à l'époque.
Les uns voyaient en elle le cinéma privé d'Adolf Hitler, les autres s'imaginaient qu'on y endoctrinait les ouvriers qui travaillaient sur les nombreux chantiers.
Il est faux toutefois de parler ici du palais cinématographique d’Hitler ou d'affirmations de ce genre.
L'entrée de ce cinéma était permise à tous les ouvriers, qu'ils soient Italiens, tchèques, Polonais ou Ukrainiens.

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Il n'y avait que peu de rangs réservés aux notables du parti et à leurs épouses.
On y passait les derniers films avec les acteurs en vogue de l'époque.
De temps en temps, il y avait des spectacles de cabaret et à chaque fois, les dernières actualités.

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Hitler n'y vint que très rarement.
Sur le plan architectural, la salle de spectacle était une construction de bois stable avec des fondations massives que l'on peut voir encore aujourd'hui.
Elle était pourvue d'un revêtement extérieur de bois s'harmonisant bien avec le paysage.
La salle ne possédait pour tout siège que de longs bancs de bois. 

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Les appareils de projection étaient modernes. 
Il faut également mentionner le plafond revêtu de nombreux panneaux de velours épais. 
Ceci fut certainement exécuté pour des raisons d'acoustique.

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Bien que cette construction ait été conçue en fonction des quantités importantes de neige qui tombaient dans cette région, elle s'écroula néanmoins lors d'un hiver de mars 1943 particulièrement rigoureux. 
Il n'y eut pas de blessés bien que cela soit arrivé le soir, peu après une représentation.

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Le bâtiment fut démoli en 1945 mais ses fondations subsistent sur la colline Antenberg

 

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La Cité Buchen-Klaushöhe

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La cité Klaushöhe qui se voulait être un exploit en matière sociale.
La cité était composée de quatre rangées de huit maisons chacune renfermant à leur tour deux ou trois appartements.
Ces derniers étaient équipés pour l'époque de plusieurs pièces spacieuses, salle à manger, chambre d'amis, chambres à coucher, vestibule, salle de bains, cuisine moderne avec combiné gaz-électricité-charbon et correspondaient aux exigences d'un haut fonctionnaire de la ville.

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Ces constructions étaient réalisées sur un sol de montagne et devaient être le symbole des efforts sociaux de l'IIIème Reich.
Ceci n'était à vrai dire que le premier essai d'un projet dont le but était de peupler l'Obersalzberg de partisans fidèles.
Les logements n'étaient pas accordés en fonction des besoins, mais revenaient tout simplement à ceux qui étaient dans les bonnes grâces ou qui étaient voués corps et âme à Hitler ou du moins de Bormann.
Le loyer était par conséquent modique.

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Les locataires ne participaient que pour une petite part aux frais en versant une somme ne correspondant ni au taux d'amortissement, ni au taux des intérêts.
Ici, ce genre de calculs s'en référait à un système particulièrement étudié.
Finalement, on construisait aux frais de l'Etat
De nombreux bâtiments furent détruits lors de l'attaque aérienne.
Le pillage qui s'ensuivit contraignit à une démolition partielle.

 

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La cité Buchenhöhe était la deuxième cité de l'Obersalzberg.
Depuis 1941, elle fut déclarée officiellement "opération secrète" et seule la direction des travaux savait que quelque chose d'extraordinaire devait s'élever à cet endroit.
Le terrain sur lequel on bâtissait était extrêmement difficile.
Il y avait là des collines rocheuses et de la forêt que traversaient des torrents' à cascades.
Sur la roche reposaient des couches d'une épaisseur variable, composées d'éboulis mélangés à de l'argile et agglomérés à de gros blocs irréguliers ou bien à de la brèche.
Ces deux natures de sols présentent les mêmes inconvénients.
Lorsqu'ils sont secs, on ne peut les travailler qu'au marteau pneumatique.
En contact avec de l'eau, ils se transforment en masse boueuse.
Des parcelles entières de forêts furent abattues.
On dévia de 30 à 40 mètres le cours des torrents par des canalisations de ciment.
On construisit des routes pour traverser l'ensemble.
Des ponts enjambèrent les gorges et les crevasses mais tout cela n'était que des projets complémentaires très onéreux.
Au niveau de la statique, les ingénieurs durent faire des fondations particulièrement profondes et solides et utiliser de telles quantités de fer qu'ils dépassèrent les proportions normales.

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En hiver, les ouvriers venaient par camions entiers pour déneiger le chantier.
Il fallut recouvrir de bâches les maisons en construction et les chauffer avec de la vapeur et des brasiers pour pouvoir poursuivre les travaux.
Des' serpentins de chauffage furent placés sous les camions.
L'eau pour les bétonneuses était préalablement chauffée ainsi que les briques et les pierres de taille.
Des centaines de m3 de terre furent nécessaires.
On construisit une quarantaine de maison comportant chacune deux à quatre appartements de cinq à huit pièces chacun, un grand magasin avec des installations frigorifiques, des garages, un restaurant, un jardin d'enfants avec terrasse couverte, une piscine en plein air, une école, un gymnase, de grands garages, un transformateur, un poste d'incendie et une grande centrale de chauffage qui devait alimenter en eau chaude et en air chaud tous les appartements.
L'édification des constructions revint à des sommes gigantesques qui suscitèrent l'étonnement.
Petit à petit, les effets de la guerre se firent sentir à l'Obersalzberg.
Pour la première fois, Bormann rencontra de grandes difficultés pour se procurer les matériaux nécessaires.
Speer, devenu ministre du Reich, pria Bormann à plusieurs reprises de cesser ses constructions.

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Celui-ci cependant réussissait chaque fois à faire continuer les travaux en se référant à un ordre direct d'Hitler.
Cependant, il se résigna à poursuivre la construction de cette cité sous un autre nom que le sien.
Cela, uniquement pour pouvoir continuer les travaux et avant qu'elle ne fût terminée, il la passa à la NSV (sécurité sociale du national-socialisme) pour en faire un home d'enfants.
Dans les bâtiments terminés, on logea effectivement 400 enfants ainsi que le personnel nécessaire.
On continua les travaux de la cité avec un effectif ouvrier réduit.
L'attaque aérienne du 25 avril marqua le point final.

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Kehlstein

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Ce bâtiment se situe à une dizaine de km de Berchtesgaden.
Il représente aujourd’hui un haut lieu touristique pour non seulement son histoire mais surtout pour le paysage qu’il offre sur les montagnes bavaroises.
Un peu d’histoire.

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 Placé sur le sommet du mont Kehlstein (origine de son nom) à 1834 mètres, les travaux de construction ont débuté en 1937.
Environ 3000 ouvriers ont travaillés jour et nuit pendant 13 mois.
On y accède, depuis l'Obersalzberg, en bus par la seule route (privée) de 6,36 Km dont la dénivellation est de 800 mètres (2500 ouvriers – 5 tunnels).

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Cette route est toujours considérée comme un chef-d'œuvre de la construction des routes.
Vous devez emprunter un tunnel (124 m) et ensuite prenez l'ascenseur (124m) et vous arrivez au cœur de cette maison.
C'est en 1936 que Martin Bormann eut l'idée de construire ce bâtiment.

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Il surnommé également " Nid d’aigle" et fut offert à Hitler pour ses 50 ans.
Contrairement aux idées reçues, cet édifice n’était pas la résidence d’Hitler.

La maison d'Hitler était successivement le "Wachenfeld" ensuite après transformation "Le Berghof".
Mais cela est une autre histoire.

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Le kehlstein

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L'une des constructions les plus intéressantes qui fut édifiée sous Bormann est sans aucun doute le Kehlsteinhaus ou D-Haus (maison des diplomates), situé à 1834 m d'altitude, au sommet du Kehlstein.
Cet édifice est souvent appelé à tort «Teehaus» ou encore «Eagles Nest» par les Américains.

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Cela concernait également toute forteresse alpine qui en fait n'exista jamais.
Le Hoher Göll se dresse derrière la bâtisse et lui confère un caractère très montagnard.

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La route du kehlstein

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La route qui part de Hintereck et qui ne comporte qu'un seul virage en épingle à cheveux mène à une altitude de 1700 mètres.
On se doit de considérer comme un chef d'œuvre de l'ingénierie la planification de cette route et sa réalisation.
Il fallut gagner mètre après mètre du terrain sur le rocher.

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De nombreux ouvriers y laissèrent leur vie.
Bormann exigea, comme la plupart du temps, que les travaux soient achevés le plus rapidement possible.

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La route aboutit à un grand parking d'où part un tunnel de 3 m de haut et de 124 m de long, conduisant à un ascenseur. Ici encore, le génie dépensier de Bormann fleurit en matière de décoration.
On utilisa des poignées de portes en laiton massif, un revêtement de ce même métal pour l'ascenseur, de lourdes portes de cuivre et des pierres naturelles pour le revêtement intérieur du tunnel.

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Pourquoi de telles dépenses ?

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Bormann désirait-il par là faire un cadeau particulier à Hitler ou bien était-ce plus pour confirmer son génie à ses propres yeux ?
Officiellement, la bâtisse était destinée à recevoir des invités de marque.
Hitler ne se rendit que cinq fois au Kehlsteinhaus, Bormann, par contre, y était plus souvent.

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Il faut également signaler que ce bâtiment ne fut jamais utilisé à des fins militaires et qu'il n'avait pas non plus été construit pour cela.
Theodor Jacob, le Landrat de Berchtesgaden, réussit à éviter que l'on ne fasse sauter la bâtisse.

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Accès au Kehlstein

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Les matériaux étaient transportés au chantier du Kehlsteinhaus par un système de téléphérique.
Le bâtiment a été conçu très solidement.
Il est toutefois de petite dimension.
En raison de sa situation de haute montagne, le Kehlsteinhaus n'est accessible et déneigé qu'au cours des mois d'été.

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La défense Antiaérienne

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Borman s'assura qu'aucun indésirable ne puisse envahir la montagne "sacrée".
La tâche la plus importante consistait en la défense antiaérienne.
Cette mission nécessitait une connaissance parfaite de la zone à protéger.

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Au départ, il s'agit de la mise en place d'un canon antiaérien de 3,7 cm un peu au-delà de la maison Kehlstein.
La décision de protéger Obersalzberg et Berchtesgaden par un réseau de défense antiaérienne fut prise déjà en août 1943.
Pour protéger l'Obersalzberg, il a été établi de nombreuses positions d'artillerie aérienne et en fin 1943 complété par des stations de camouflage par brouillard artificiel autour des montagnes de Berchtesgaden.

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Les garnisons des positions de l'artillerie aérienne furent hébergées dans des baraques.
Une station météorologique et une station de diversion aérienne s'y trouvaient aussi.
La plus grande position d'artillerie aérienne était celle du Rossfeld avec 200 hommes.
Les positions normales à Weinfeld, Kneifelspitze, Hausknechtlehen, Silberg, Oislerlehen,Grünstein, Kohlhiasl, Wahllehen, Antenberg, Hinterbrand et Zinken avaient des garnisons de 50 hommes au maximum.

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Sur la position à Weinfeld, il y avait des canons de 2, 3, 7 et 8,8 cm.
Contrairement à tout ce qui a été écrit jusqu'ici, les tonneaux fumigènes pour le camouflage par brouillard artificiel n'étaient pas vides.
Il y avait 3 batteries de 270 tonneaux à disposition.
La zone de déploiement comprit Berchtesgaden, Obersalzberg, Kônigssee et Reichenhall.

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Afin de pouvoir donner l'alarme immédiatement aux opérateurs des appareils fumigènes et aux canonniers, il fallut créer un poste de commande relié également à tous les postes d'alerte aérienne de la région.
 A cet effet l'on installa à Obersalzberg la "centrale d'alerte aérienne du Führer" à environ 25 m sous la roche.
Munis des plus nouveaux appareils, elle fut considérée comme la centrale la plus moderne de l'époque.

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Elle fut reliée à tous les postes de canons et d'appareils fumigènes.
La nécessité d'une installation de défense antiaérienne d'Obersalzberg et du Nid d'Aigle ne fut en rien exagérée.
Une description datée du 5 octobre 1944 établie par l'armée de l'air des alliés le prouve.
Elle ne mentionne pas seulement Haus Wachenfeld, c'est à dire le Berghof, mais aussi "The Eagle's Nest", la désignation américaine de la maison Kehlstein.
Cependant l'attaque du 25 avril 1945 arriva si vite que le camouflage n'aurait pu être effectué que partiellement.
Ainsi le commandant de l'époque à l'Obersalzberg décida de ne pas le réaliser, ce qui a été profitable pour le village de Berchtesgaden.
Seul, l'Obersalzberg fut bombardé avec exactitude et le village fut épargné.

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1. Rossfeld : 18 C.A. de 8,8 cm, 2 appareils de radiorepérage, corps du service de défense antiaérienne.
2. Schönau : 4 C.A. de 10,5 cm, corps de batterie fumigène
3. Berchtesgadener Ache : 4 C.A. de 10,5 cm, corps de batterie fumigène.
4. Oberau : 4 C.A. de 8,8 cm, 4 C.A. de 3,7 cm, corps de batterie fumigène.
5. Kneifelspitze : 4 C.A. de 3,7 cm.
6. Sillberg : 4 C.A. de 3,7 cm
7. Grünstein : 4 C.A. de 3,7 cm.
8. Lockstein : 4 C.A. de 3,7 cm
9. Antenberg : 4 C.A. de 3,7 cm, 2 quadruples de 2 cm
10. Kehlstein : 4 C.A. de 3,7 cm
11. Dürreck à Vorderbrand : 4 C.A. de 3,7 cm
12. Geisstallhöhe en contrebas de Rossfeld : 4 C.A. de 3,7 cm
13. Hahnenkamm au-dessus de Rossfeld : 2 C.A. de 2 cm, quadruple

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Obersalzberg Now & Then: the Mountain Retreat of Adolf Hitler

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Le bombardement

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Au-dessus de 900 m, l'Obersalzberg est recouvert de neige. 
Le sixième hiver de guerre avait commencé et l'on ne se rendait plus à son travail qu'à contrecœur. 
Chaque jour, des escadrilles d'avions ennemis survolaient la montagne.
Pas un jour ne s'écoulait sans qu'il ne faille se réfugier dans les abris et que des mesures de camouflage par brouillard artificiel ne soient prises. 
La fumée s'échappait alors de grands tonneaux et recouvrait l'Obersalzberg pendant des heures.
On entendait les explosions des bombes qui tombaient sur Munich, Mühldorf et Linz. 

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Le 25 avril 1945, l'affaire devint sérieuse. 
Supposant qu'Hitler et son entourage se trouvaient encore à l'Obersalzberg, la "Royal Airforce" bombardait l'Obersalzberg.
9.30: première alerte. 
Les ouvriers se réfugièrent dans les bunkers. 
La première vague d'assaut eut lieu 30 minutes plus tard. 

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Les 1100 bombardiers composant les deux vagues 275 R.A.F. britanniques Lancasters et Mosquitos et 98 Mustangs de la 8ème US Air Force survolèrent la montagne en larguant 1232 tonnes de bombes de gros calibre (500 kg) !
Volant très bas afin de profiter de la protection des Alpes, ils s'approchèrent de la cible qui leur avait été décrite dans une détermination d'objectif datée du 5 octobre 1944
Les premières bombes tombèrent sur les cités de la Buchenhëhe et de la Klaushöhe.
Tous les bâtiments importants et de nombreux bâtiments moins importants autour des objectifs subirent aussi les effets du bombardement.

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La caserne des SS a été gravement endommagée.
La partie centrale a été détruite, une autre abîmée par une attaque directe et la moitié de l'étage supérieur d'une troisième partie a sauté.
Il n'y a que la Kehlsteinhaus qui resta indemne.

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La première vague aurait sûrement été reçue à coups de canons par la défense antiaérienne d'Obersalzberg si le système d'alarme avait fonctionné à temps.
Ce n'en fut pas le cas.
Le réseau allemand d'alarme aérien avait été devenu inefficace, voire détruit.
Le camouflage par brouillard artificiel aurait nécessité une préparation de 20 minutes.

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Cette situation se vit empirer par une nouvelle offensive américaine par des bombardiers B 17 Flying Fortress et Liberator à quatre moteurs.
Leur objectif n'était pas les canons de défense, mais Obersalzberg et principalement la Haus Wachenfeld (le Berghof, résidence d'Hitler), Hallein, Salzbourg et Bad Reichenhall.
Les pilotes avaient du mal à cause de la neige à reconnaître les points d'impact et passèrent une deuxième fois à l'attaque.
Leur travail d'anéantissement se fit cette fois-ci de manière plus systématique.

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Pendant une heure entière, les bombes de 500 kg labourèrent l'Obersalzberg.
Les batteries de canons antiaériens s'étaient mises en position de défense et ouvrirent le feu sur les assaillants.
Certains furent atteints, mais l'on ne put en préciser le nombre exact car les nombreux événements des jours suivants rendirent impossible toute recherche.
La plupart des canonniers avaient entre 16 et 18 ans et appartenaient au RAD (Service de Défense du Reich).
C'était un jour de printemps d'un bleu rayonnant, quand la montagne du (faux) salut se transforma en une montagne de la mort.

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Puis, ce fut le silence.
On prit conscience de l'étendue du bombardement plusieurs heures après, lorsque la fumée se fut dissipée.
Le dernier bombardement de la deuxième guerre mondiale était fini.
Grâce au système des galeries souterraines, il n'y eut que peu de morts à l'Obersalzberg.
Selon le journal local, le "Berchtesgadener Anzeiger" du 30 avril 1945, il y avait 31 victimes au total.
D'autres sources ne mentionnent que 6 victimes et quelques blessés.

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Le même jour, Bad Reichenhall était bombardée et 200 personnes périrent.
L'Obersalzberg fut très atteint.
Pourtant les explosifs destinés au Nid d'Aigle détonnèrent sans causer de dommages sur les falaises sur lesquels il fut construit.

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Il est difficile d'atteindre une cible de ce genre en haute montagne d'autant plus que les canons antiaériens très efficaces en donnèrent peu de chances à l'assaillant.
Le bombardement d'Obersalzberg, de Berchtesgaden, de Bad Reichenhall, de Salzbourg et du Nid d'Aigle du 25 avril 1945 n'eut aucune valeur militaire à ce stade tardif de la guerre.
De ce fait accordons-lui une valeur politique.

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