Obersalzberg

L'histoire d'une montagne

Dans le Berghof

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Les gens de l'époque se représentaient le Berghof comme une ferme bien aménagée, d'une certaine importance et possédant un caractère rustique.
Ces critères disparurent après les transformations successives que subit la maison Wachenfeld.

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La transformation du Berghof alla de pair avec l'ascension et la puissance d’Hitler.
Le célèbre architecte Degano entreprit les premières petites transformations mais réussit à conserver néanmoins le style rustique de l'époque.
Etant donné que Hitler traçait lui-même ses plans, il était parfois difficile pour l'architecte de satisfaire les désirs du maître d'oeuvre.

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Cela tenait encore toutefois du raisonnable.
Lorsqu’Hitler devint Chancelier du Reich, les amis du parti ne cessèrent d'affluer à l'Obersalzberg.
Ils s'établirent tout d'abord dans les auberges avoisinantes.
Rudolf Hess s'occupa au début de traiter avec les propriétaires fonciers de l'époque dans le but d'acheter les maisons et les terrains.
Il eut ensuite à assumer des tâches politiques et ce fut Martin Bormann qui prit la relève.
Il se vit confier l'ensemble de l'organisation de l'Obersalzberg.
Il se chargea tout d'abord du "Berqhof" d'Hitler.

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Il l'agrandit considérablement en lui ajoutant un étage.
Sur la façade, un large escalier conduisait à un hall d'entrée de style gothique garni de colonnes de marbre.

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De là, on accédait à la célèbre salle de conférences avec sa fenêtre à coulisse.
A côté de la salle de conférences que nous venons de citer, se trouvaient encore un vestibule, une salle à manger, une salle de garde, une salle réservée au personnel, une grande cuisine et deux pièces pour les officiers d'ordonnance.

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Le hall de conférence est de grand style avec des plafonds lourds en bois taillé à la main et des lambris.
Meublé avec des tapis d'Orient de grande valeur, des tableaux, des objets d'art furent choisis et combinés avec beaucoup de goût, une cheminée en marbre italien et des fauteuils confortables.
Dans le coin un piano à queue "Bechsteill".
Hitler aimait jouer du piano pendant ses loisirs, son compositeur préféré était Richard Wagner.
C'était sans doute la pièce la plus impressionnante dans le Berghof.
Chaque invité, et surtout Hitler lui-même, ne pouvait que se sentir bien dans ce beau domicile alpin.
Au premier étage, il y avait les pièces d'habitation et la chambre d'Hitler ainsi que d'autres pièces destinées aux invités.

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Les garages se trouvaient au rez-de-chaussée, la chaufferie et le bowling un étage plus bas.
Seuls les matériaux les plus nobles furent utilisés.
Fenêtres à sertissures en plomb, meubles Biedermeier ou baroques, lampes de valeur, marbre, bois précieux, pierres naturelles et poêles de faïencé.

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Dans le bureau d'Adolf Hitler au Berghof, seuls des matériaux de première qualité furent utilisés dans l'aménagement.
Des tableaux et des livres de valeur, des tapis et des gobelins précieux complétaient l'intérieur.
Au moment des grands travaux d'aménagement, Hitler avait envisagé de dédier à ses livres un bâtiment particulier.
Il y avait finalement renoncé et 3000 livres, soigneusement reliés, trouvèrent place dans une bibliothèque, ainsi que sur des étagères disséminées dans le corps principal de la villa.
Pour la plupart retrouvés dans une mine de sel près de Berchtesgaden par les Américains en 1945, ils furent transportés aux États-Unis.
La bibliothèque du Congrès en conserve encore environ 1200.
Ceux que l'on n'avait pas eu le temps de mettre à l'abri furent soustraits par les premiers conquérants de l'Obersalzberg.

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Avant d'entreprendre les transformations, Bormann décida l'élargissement de la route allant de Berchtesgaden à l'Obersalzberg.
On établit également un nouveau tracé depuis Oberau.
En mars 1943, il ordonnera formellement à Bormann de ne plus rien y entreprendre.
Son secrétaire ne mettra pas longtemps à le faire changer d'avis, invoquant des raisons de sécurité pour entamer un projet de ville souterraine destinée à mettre les milliers d'occupants de l'Obersalzberg à l'abri des bombardements.
Bien que les grands pèlerinages populaires eussent été supprimés après l'invasion de l'URSS, l'Obersalzberg ne désemplissait pas et seule la Führersperrgebiet continuait à jouir de la tranquillité désormais très organisée de la montagne.
"Quand la guerre sera finie, je me chercherai une vallée bien tranquille et m'y bâtirai un chalet comme le premier",
soupira un jour le Führer qui semblait s'agacer de l'invasion de son plateau.

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La vie quotidienne du Führer à l'Obersalzberg

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Lorsqu'Hitler se trouvait à l'Obersalzberg afin de se reposer les P.T.T. de Berchtesgaden étaient toujours en pleine activité.
A cause des affaires urgentes le Reichsleiter ou les ministres venaient en personne, des conférences se tenaient au cours desquelles des décisions étaient prises surtour pendant les années de guerre, d'une importance capitale pour le bonheur ou le malheur de millions de gens.
Voici l'emploi du temps d'une journée à Obersalzberg pendant un séjour d'Hitler.

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Afin d'être bien informé avant que ses officiers d'ordonnance, son chef de presse et les autres messieurs de son équipe ne vinssent pour faire leurs rapports sur ce qui était prévu pour la journée, Hitler lisait, bien avant le petit déjeuner, tous les journaux importants ainsi que le journal local, le "Berchtesgadener Anzeiger", pour s'informer aussi sur les événements locaux.
Après avoir accompli son devoir, Hitler faisait des promenades ou rendait visite à son ami et Maréchal du Reich Hermann Gbring qui habitait à 100m au dessus du Berghof pour causer un peu, ou on regardait des films dans le cinéma privé. Hitler aimait, lorsqu'aucune invitation privée ou politique avait été faite, passer la soirée en lisant ou en écoutant la musique classique. 

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Les visites officielles sur le Berghof et au château de Klessheim

Les accords de Munichmod1

03.09.1936 - Lloyd George
20.10.1937 - Aga Khan
22.10.1937 - Le Duc et la Duchesse de Windsor
24.10.1936 - Le Ministre italien des Affaires Etrangères, le Conte Giano
19.11.1937 - Le Ministre anglais des Affaires Etrangères, Lord Halifax
12.02.1938 - Le Chancelier autrichien, Kurt Schuschnigg.
15./16.09. 1938 - Neville Chamberlain, Premier Ministre britannique.
01.11.1938 - Le Prince héritier d'Italie, Umberto de Savoie.
21.11.1938 - Ambassadeur du Japon, Oshima -  Ambassadeur de Belgique, Davignon - Ambassadeur de Mandschuko, Lü-Y-Wen - Ambassadeur d'Albanie, Ficho - Ambassadeur de la République Dominicaine, Desprandel
24.11.1938 - Le Roi Carol de Roumanie

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06.01.1939 - Le Ministre polonais des Affaires Etrangères, le Colonel Beek
12./13.08.1939 - Le Ministre italien des Affaires Etrangères,le Conte Ciano
23.08.1939 - L'Ambassadeur anglais, Henderson
26.07.1940 - Le Premier Ministre roumain, Ion Gigurtu - Le Ministre roumain des Affaires Etrangères, Mihai Manoilescu
27.07.1940 - Le Premier Ministre bulgare, Bogdan Filoff - le Ministre bulgare des Affaires Etrangères, Ivan Vladimir Popoff
28.07.1940 - Le Président Slovaque, Josef Tiso - Le Premier Ministre slovaque, Adalbert Tuka - Le Ministre slovaque de l'Intérieur, Alexander Mach
28.08.1940 - Le Ministre italien des Affaires Etrangères, le Conte Ciano

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17.10.1940 - Maria José, épouse du Prince héritier d'Italie, Umberto
18.11.1940 - Le Ministre espagnol des Affaires Etrangères, Serrano Suner
18.11.1940 - Le Ministre italien des Affaires Etrangères, le Conte Ciano
17/18.11.1940 - Le Roi Boris de Bulgarie
19.11.1940 - Le Roi Léopold III de Belgique
29.11.1940 - Le Ministre yougoslave des Affaires Etrangères, Cincar-Markoviç
04.01.1941 - Le Premier Ministre bulgare, Bogdan Filoff
14.01.1941 - Le Premier Ministre roumain, le Général Antonescu
19.01.1941 - Mussolini et son Ministre des Affaires Etrangères, le Conte Ciano

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14.02.1941 - Le Premier Ministre yougoslave, Cvetkoviç
28.02.1941 - L'Ambassadeur du Japon, le Général Oshima
04.03.1941 - Le Prince régent Paul de Yougoslavie
11.05.1941 - L'Amiral Darlan
23.05.1941 - John Cudahy, Ambassadeur des Etats-Unis à Bruxelles en 1940/1941
06.06.1941 - Le dirigeant de l'Etat croate, Ante Paveliç
29./30.05.1942 - Au château de Klessheim et sur l'Obersalzberg : Mussolini et son Ministre des Affaires Etrangères, le Conte Ciano.

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12./13.04.1943 - Au château de Klessheim : le Chef de l'Etat roumain, Marschall Antonescu
16./17.04.1943 - Au château de Klessheim : le "Reichsverweser" hongrois, l'Amiral Horthy
22.04.1943 - Au château de Klessheim : le Président de l'Etat slovaque, Tiso et son Premier le Ministre Tuka
27.04.1943 - Au château de Klessheim : le dirigeant de l'Etat croate, Ante Paveliç, son Ministre des Affaires Etrangères, Dr. Budak et son Ministre d'Etat, Lorkoviç
03.05.1943 - Le Premier Ministre français, Pierre Laval
26./27.02.1944 - Au château de Klessheim : le Chef de l'Etat roumain, Marschall Antonescu
01.03.1944 - Au château de Klessheim : le Premier Ministre croate, Mandi et son Ministre des Affaires Etrangères, Periç

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16/17.03.1944 - Au château de Klessheim : le Prince Cyrill de Bulgarie
23/24.03.1944 - Au château de Klessheim : le Chef de l'Etat roumain, Marschall Antonescu
22/23.04.1944 - Au château de Klessheim : Mussolini
12.05.1944 - Au château de Klessheim : le Président de l'Etat slovaque, Tiso et le Premier Ministre slovaque, Tuka
27.05.1944 - Au château de Klessheim : le Premier Ministre hongrois, Szt6jay
27.05.1944 - L'Ambassadeur du Japon, le Général Oshima.

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Kampfhaus

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Peu après son putsch de 1923 manqué de Munich et sa détention à la prison de Landsberg, Hitler se retira en 1925 à Berchtesgaden .

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Il vécu tout d’abord chez son ami Dietrich Eckart, puis dans un blockhaus situé sur l’Obersalzberg.

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C’est là qu’il acheva son rédigea le deuxième tome de son livre "Mein Kampf" imprimé en 1926. 
Le premier tome de "Mein Kampf", écrit à Landsberg, se vendit à 23.000 exemplaires entre 1925 et 1929, le second à 13 000 exemplaires.
Lorsque les deux volumes de Mein Kampf furent réunis en un seul, à partir de 1930, tandis que le NSDAP augmentait de jour en jour son audience, la courbe des ventes s'envola.

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On atteignit les 240.000 exemplaires, à 12 marks pièce, fin 1932.
À la chute du IIIème Reich, environ 12.450.000 exemplaires de "Mein Kamp"f auront été vendus ou distribués aux frais des municipalités, qui l'offrirent systématiquement aux jeunes mariés, et d'entreprises, comme Krupp qui en fit un cadeau pour ses ouvriers.

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On en tira des éditions populaires ou de luxe, dont une série à la reliure ... de marbre.
Lors de l'arrivée des nazis au pouvoir, le site devint une sorte de sanctuaire et fut baptisé Kampfhäusl (Maisonette du combat).

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L'endroit fut rasé en 1951 dans une volonté de faire disparaître les traces du nazisme.  

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Seules les fondations de pierre de la maison subsistent toujours dans les bois bordant le parking des visiteurs.

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Le Platterhof

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Appelée d'abord Steinhauslehen, appartenant à Johann Hofreiter, puis achetée par Moritz Mayer, la maison fut ouverte comme ferme, puis transformée en pension et nommée "Pension Moritz" à partir de 1878.

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Après la mort de Moritz Mayer le 1er mars 1897 elle fut reprise par sa soeur, Antonie, qui la géra jusqu'en 1919.
Ensuite, elle passa de propriètaire en propriétaire jusqu'en 1930 ou il devient la propriété du Parti NSDAP afin de pouvoir loger des visiteurs politiques.
Bormann, Chef du Bureau du Parti, appelé le "dieu de l'Obersalzberg", n'avait pas encore réalisé tous ses plans et tous ses désirs de bâtisseur et de propriétaire foncier.
Il fallait nourrir et loger les masses énormes de visiteurs que l'on estimait parfois à 5000 par jour.

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Ces touristes aux motivations particulières campaient dans les pâturages alentour ou au bord des routes.
Tous criaient :

"Nous voulons voir notre Führer".

Adolf Hitler donna l'ordre de transformer le Platterhof, qui était son lieu de séjour préféré à l'Obersalzberg, en un hôtel pour le peuple.

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Tout "pèlerin" devait avoir la possibilité de passer un jour et une nuit près de Hitler moyennant la somme modique d'1 Reichsmark.
La vieille "Pension Moritz" fut démolie en 1938 jusqu'à la chambre Dietrich Eckart et autour de cette chambre fut construit, un hôtel de luxe de vaste étendue avec 159 lits accessible soi-disant pour tout le monde.
A partir de 1943 une partie fut réservée à des "SS" en convalescence.
Le Führer avait vraiment l'intention de faire construire un hôtel simple.
Souvent, Hitler, en habits simples et à peine escorté, visitait le chantier afin de suivre l'avancement des travaux et donner quelques conseils à l'occasion.

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Le nouveau Platterhof changea souvent d'aspect et de destination au cours des travaux.
"Le maitre d'œuvre" de l'Obersalzberg, Martin Bormann, estimait nécessaire de transformer l'auberge en un grand hôtel de luxe avec des Halls de conférence ornés de sculptures en marbre, de tapis précieux ainsi que des chambres confortables avec salles de bain, des tableaux de valeur, une salle toute en miroirs, une bibliothèque, un grand salon de thé dont le plafond était revenu à plus de 20.000 DM (+/- 66.000 €), et finalement un bowling à l'épreuve des bombardements.

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En face du Platterhof fut construit un bureau de poste.
Dans ce bâtiment, il y avait une salle où l'on vendait des rafraîchissements, des sandwichs et des souvenirs.
On peut dire que ce bâtiment fut en somme le seul qui eût sa raison d'être et fût raisonnablement installé.
Le genre et l'aménagement de la "Bergschänke" annexée au Platterhof, n'avaient rien d'excessif.
Elle servit avant tout aux touristes de passage.

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Comme à son habitude, Bormann se comporta de manière odieuse pendant la durée des travaux.
Il arrivait toujours avec de nouveaux souhaits qui entraînaient d'importantes modifications.
Mais comme on le craignait, on n'osait l'informer des possibilités limitées de la technique.

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Il fut déclaré au début de la guerre que ce chantier faisait partie du "programme stratégique de constructions du Führer", de même que la plupart des autres constructions de Borman !
Lors d'une visite, Hitler demanda où allait être installé le bar.
Or, on ne l'avait pas du tout prévu dans le plan, car on pensait qu'Hitler, qui ne pouvait souffrir l'alcool, répugnerait à le voir.
Au lieu de dire cela, Bormann contourna la difficulté et répondit qu'un bar était prévu dans la cave sous la cour.
Le résultat fut que l'on installa effectivement un bar souterrain.
Et cela entraîna de grandes transformations.
Il fallut poser la canalisation plus profondément dans le sol, travail fastidieux et onéreux à la fois, car tout était déjà placé à huit mètres dans un sol rocailleux.
Il fallut démolir l'épais plafond de béton armé de la cave car sa hauteur ne convenait plus.

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Un jour, dans un accès de colère, il lança à terre la maquette de l'ouvrage qui valait 10.000 DM (+/- 33.000 €) à l'époque.
Elle se brisa en mille morceaux.
Il fallut au doreur des mois entiers de travail pour réaliser l'enseigne "Hôtel Platterhof".
En fin de compte, elle ne plut pas à Bormann qui la fit mettre au rebut.

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L'hôtel se composait d'une cave, d'un rez-de-chaussée et d'un premier étage.
De plain-pied, il y avait une immense pièce pour les réceptions.
Au sol, des tapis épais, et puis, des meubles merveilleux et des tableaux.
Au luxueux salon de coiffure, on trouvait les meilleurs parfums du monde.
Comme pièces, il y avait : Une salle de lecture, une salle de glaces, une  bibliothèque, une grande salle à manger, une salle pour les touristes, une taverne, un grand salon de thé - dont le plafond à lui seul était revenu à  20000 marks - la salle Dietrirh Eckart, la salle Richard Voss, un bar, une piste de quilles assurée contre les bombardements, et des chambres à coucher pour une cent-cinquantaine de lits.
Une cuisine fonctionnelle, dotée des installations les plus modernes, s'ajoutait à l'ensemble.
La cave, d'une taille inimaginable, complétait le géant hôtel.
C'est le professeur Michaelis qui fut responsable de l'aménagement intérieur, aménagement vraiment fantastique.
Avec des crédits de l'état ou comme Hitler le dit lui-même avec les impôts on ne chercha nullement à faire des économies.

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Bormann fit installer maque chambre de façon luxueuse, sans se laisser arrêter par quoi que ce soit. Les meubles et tous les objets n'étaient que luxe et gaspillage.
Il ne faut pas oublier que la construction fut réalisée en période de guerre, alors que tous les matériaux de qualité faisaient défaut.
Alors qu'on sortait les cloches des églises et que Göring réquisitionnait jusqu'aux dernières casseroles de cuivre des ménagères, on utilisa à l'Obersalzberg, pour l'aménagement de "l'hôtel du peuple", du cuivre pour les poignets des portes et pour les WC ainsi que pour les toits et les gouttières.
Bormann tenait tout particulièrement aux lampes.
En doré, cela ne lui plaisait pas.
Il fallut donc les réaliser en argent.
Cela aussi lui déplut.
On reprit donc la première solution.
Il est impossible de parler de tout.
Une fois terminée, la bâtisse ne correspondait plus à un hôtel pour le peuple, mais était devenue pour l'époque un pied-à-terre de luxe pour les grands du Parti que le commun des mortels n'aurait pu s'offrir. 

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En 1943, le Platterhof fut fermé aux touristes et devint en partie l'hôpital militaire de Berchtesgaden, cette Bergschänke fut la seule auberge qui resta et connut une très grosse clientèle.
Le soir, les "SS" commencèrent à s'y rencontrer, puis les employés de l'Administration et de la direction des constructions.
Ce qui était intéressant, c'était d'entendre les SS revenant du front qui commentaient les rapports officiels que la Wehrmacht diffusait à la radio.
Ces fidèles de Hitler n'avaient pas peur d'ajouter des remarques telles que : "mensonge, sornette ...  et il leur était indifférent de se faire prendre car de toute façon ils devaient retourner au front après quelques semaines de repos.
Lorsque quelqu'un leur demandait de justifier leurs paroles méprisantes, ils répondaient par des coups de poings. Alors, c'était la bagarre avec comme résultat des têtes en sang, des meubles démolis.
Pendant le bombardement de 1945 le Platterhof fut gravement endommagé, mais il fut reconstruit après la guerre pour servir de centre de vacances pour les membres de l'armée américaine et leurs familles.

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Vers la fin de la 2è guerre mondiale l'hôtel fut utilisé en partie comme hôpital militaire.

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Suite à des dommages importants subis pendant le raid aérien du 25 avril 1945, il fut réparé et rouvert sous la désignation d'Hôtel General Walker pour le centre de loisirs des forces armées américaines.

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Il sera détruit en 2002 et laissera la place pour un vaste parking pour les visiteurs allant au Kehlstein.

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De ce bâtiment, il ne reste qu'une annexe servant de restaurant et magasin souvenirs.

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Dans le petit restaurant, on remarque trois baies vitrées à peine plus petites que celle d'origine du Berghof y ont été créées en les orientant soigneusement dans la "bonne" direction, avec vue sur les montagnes.

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Pour les plus attentifs, le nom de l'établissement est tout un programme : le Bergasthof (BERGastHOF)

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Le platterhof était complété par un long bâtiment de 130 mètres de long qui servait de garages (+/- 100 véhicules) et de résidence aux chauffeurs et au 160 personnes de service à l'hôtel.

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Il fut touché lors du bombardement.

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Il resta visible jusqu'à la réhabilitation de la zone des casernes.

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Aujourd'hui, l'emplacement de ce bâtiment sert comme "gare" pour les bus allant vers le Kelhstein et comme magasin souvenirs.

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Platterhof aujourd'hui

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Gästehaus

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 Le Gästehaus (maison des invités) était à l'origine une maison d'hôtes associée à Moritz pensions Mauritia Mayer.

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Avec les Platterhof, le gîte a été agrandi et rénové en 1938.

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Il était destiné à être une maison d'hôtes intime pour les dignitaires en visite dont le Ministre des Affaires Etrangères Joachim von Ribbentrop .

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Mais il a surtout été utilisé comme locaux administratifs pour le personnel et pour les invités spéciaux de Bormann.

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Le Gästehaus n'a pas été matériellement endommagé dans l'attaque de 1945, mais il fut la proie de pilleurs et est tombé en ruines.

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En 1995, le gouvernement bavarois, ayant récupéré ses droits sur le site, a décidé d'ouvrir un centre de documentation sur le Troisième Reich. 

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Le lieu sert aujourd'hui pour les expositions consacrées au nazisme, à l'holocauste et à la seconde guerre mondiale.

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Les ruines ont été presque entièrement détruite seule la façade avant inférieure et une partie du sous-sol et le bâtiment a été reconstruit.

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Une partie du complexe de bunker peut être visitée depuis le sous-sol du centre de documentation.

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L'hôtel "Zum Türken".

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A proximité immédiate du Berghof, légèrement en amont, se trouvait la Türkenhausl. 
On raconte qu'elle fut construite jadis par un soldat de retour au pays après la guerre contre les Turcs.
Ses origines légendaires remontraient au 17è siècle.
Il est certain que l'endroit existait en tant que maison d'hôtes (60 chambres) en 1911 et obtenait un franc succès.

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En 1903, Karl Schuster, ancien maître de forges de la Purtschellerhaus du Hoher Göll, acquit le bâtiment.
C'était un excellent homme d'affaires qui transforma la maison en une hôtellerie fréquentée possédant sa propre boucherie.

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Avec le "Platterhof" (Pension Moritz) situé tout près, l'hôtel "Zum Türken" devint le lieu de rendez-vous des personnalités célèbres.
Le Prince-Régent Luitpold de Bavière, Johannes Brahms, Clara Schuhmann, Peter Rosegger, Richard Voss (l'auteur du roman "deux hommes") et même la Princesse royale Cécille et le Prince héritier Wilhelm de Prusse y séjournèrent.

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A la suite de remarques désobligeantes qu'il fit sur le nouveau régime, Karl Schuster dut faire face à des difficultés.
En 1933, Karl Schuster fut contraint de vendre sa maison et son commerce pour les SA, ensuite il fut par la suite arrêté.

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Lorsque Bormann se mit à construire le "domaine du Führer", il y installa le service de sécurité du Reich "RSO", les corps de garde ainsi que le quartier général des SS pendant la période nazie. 

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L'unité de "brouillard" était stationnée à l'hôtel "Zum Türken".
Elle était responsable du camouflage en cas de raids aériens.
L'Obersalzberg était alors recouvert d'un nuage de fumée.

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Ils utilisèrent les locaux jusqu'en 1945. 
L'hôtel fut assez sévèrement touché lors de l'attaque aérienne du 25 avril 1945. 
Le gouvernement bavarois ordonna qu'en aucun cas ni aucune circonstance quiconque puisse se réinstaller sur l'Obersalzberg.

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Après l'effondrement du Reich, Thérèse Partner, fille de Karl Schuster, demanda la restitution de ses biens aux autorités compétentes mais ne put néanmoins empêcher que la maison soit entièrement pillée.
Thérèse Partner fut autorisée à racheter les ruines de l'auberge "Zum Türken" qui avait appartenu et été dirigé par son père.

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En 1946, elle se mit à reconstruire l'hôtel dans des circonstances difficiles, pour la protéger contre plus amples dégradations et réussit ainsi à sauver la partie avant offrant un splendide panorama des environs.
Sur les ordres des autorités américaines, elle dût toutefois évacuer la maison une seconde fois.
Le local fut une fois de plus pillé et même des objets encastrés disparurent.

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Ce n'est qu'en mars 1949, dans le cadre de la restitution, que la propriété du bâtiment fut reconnue à son possesseur.
Le compromis nécessaire avec l'Etat de Bavière eut enfin lieu le 17 décembre 1949 et donna à Thérèse Partner la possibilité de racheter les ruines.
Malgré de nombreuses oppositions, elle se mit, un an plus tard, à aménager une habitation et un café.

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Aujourd'hui comme jadis, l'Hôtel Türken, en raison de sa situation et de son atmosphère agréable, compte parmi les hôtels les plus prisés de Berchtesgaden.
L'Hôtel Türken est souvent considéré comme le Berghof de Hitler car la vue sur Berchtesgaden et Salzbourg depuis le Berghof est la même que celle que l'on a des chambres de l'hôtel.

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Dans le "Türken" se trouve la seule entrée officielle vers le gigantesque complexe de bunkers, directement relié au Berghof, et encore ouverte au public.

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Un petit morceau du passé historique du "Türken".
La seule partie ouverte au public est le gigantesque complexe de bunkers.

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Les casernes

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La population de l'Obersalzberg s'accrût donc par la force des choses.

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Aussi décida-t-on de créer un corps spécial chargé de maintenir l'ordre et de veiller sur la sécurité des hautes personnalités.

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Ce corps spécial devint par la suite la garde personnelle d’Hitler.

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En 1937, on construisit sur le Bodnerfeld les casernes de la Waffen-SS de l'Obersalzberg avec un grand terrain d'entrainement et des stands de tir souterrains. 

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Elles étaient constituées d'un bâtiment pour le logement, un ménage (cuisine), un bâtiment d'entretien pour véhicules et de stockage long de 100 mètres, d’une salle de sport (gymnase), stand de tir souterrain (sous la cour), et d’un bâtiment servant de quartier général.

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Tous étaient groupés en carré dont le central qui est utilisé pour la formation et l'inspection des gardes.

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Les exercices de tir dans les galeries souterraines faisaient partie de l'entraînement quotidien tout comme les séances de gymnastique dans la cour de la caserne.

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Les gardes au Berghof étaient choisies et fournies par les SS et appelées "Leibstandarte Adolf Hitler".
L' Oberst-Gruppenführer Sepp Dietrich fut le fondateur de la Leibstandarte.

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Cette unité fut responsable de la sécurité d'Hitler dès qu'il atteignit le pouvoir et accueillit les visiteurs de marque en présentant les armes sur le perron du Berghof.

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Le complexe a été gravement endommagé pendant les bombardements attaque avril 1945, et les ruines ont été rasées en 1951.
Les fondations des bâtiments, les caves, et d'un tunnel sont restés sous terre, jusqu’en  2001-2002.

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Depuis, l’emplacement est devenu un parcours de sport.

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