Obersalzberg

L'histoire d'une montagne

Gästehaus

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 Le Gästehaus (maison des invités) était à l'origine une maison d'hôtes associée à Moritz pensions Mauritia Mayer.

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Avec les Platterhof, le gîte a été agrandi et rénové en 1938.

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Il était destiné à être une maison d'hôtes intime pour les dignitaires en visite dont le Ministre des Affaires Etrangères Joachim von Ribbentrop .

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Mais il a surtout été utilisé comme locaux administratifs pour le personnel et pour les invités spéciaux de Bormann.

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Le Gästehaus n'a pas été matériellement endommagé dans l'attaque de 1945, mais il fut la proie de pilleurs et est tombé en ruines.

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En 1995, le gouvernement bavarois, ayant récupéré ses droits sur le site, a décidé d'ouvrir un centre de documentation sur le Troisième Reich. 

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Le lieu sert aujourd'hui pour les expositions consacrées au nazisme, à l'holocauste et à la seconde guerre mondiale.

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Les ruines ont été presque entièrement détruite seule la façade avant inférieure et une partie du sous-sol et le bâtiment a été reconstruit.

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Une partie du complexe de bunker peut être visitée depuis le sous-sol du centre de documentation.

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Bunker

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En 1943, la guerre aérienne s'intensifie au-dessus de l'Allemagne.
Malgré la propagande du Dr. Goebbels promettant une victoire certaine, il fallait envisager la chute du 3ème Reich comme possible.

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Les villes allemandes étaient l'objet de constantes attaques et bombardements des Forces Aériennes américaines et britanniques.
Le nombre des sans-abris augmenta et la misère s'abattit sur l'Allemagne.
A partir de ce moment, l'Obersalzberg fut aussi en danger.

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Le pouvoir national-socialiste prit la fuite dans les montagnes.
Le règne sur la montagne devait devenir le règne dans la montagne.
Pour des raisons de propagande, on évitait de parler de "protection antiaérienne" à l'Obersalzberg.

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D'un seul coup, au mois d'aout de cette même année, tout le monde se mit à parler "d'abris souterrains" et de la "sécurité du Führer".
Dans des conditions top-secrètes et en toute hâte, on conçût alors des plans pour un gigantesque système de bunkers (casemates) sous le terrain de l'Obersalzberg. 
Sous la direction d'ingénieurs allemands, des ouvriers italiens et tchèques commencèrent la construction d'un abri anti-aérien.

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Les simples plans pour un abri anti-aérien révélèrent bientôt une véritable forteresse souterraine dotée de tout le savoir-faire technique possible à cette époque.
Construits en béton et en briques, les bunkers étaient à l'épreuve des gaz et étaient protégés par des nids de mitrailleuses.

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Outre les équipements de première nécessité, on avait prévu toute sorte d'installations de luxe.
Tout s'y trouvait comme dans un hôtel de première classe : chambres, bains, tapis, lustres, canapés et fauteuils, d'énormes quantités de vin, d'eau de vie, de chocolat ...

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Un système de haute technicité contrôlait les canalisations, la ventilation, le chauffage et l'électricité.
Construits en béton et en briques, les bunkers étaient à l'épreuve des gaz et étaient protégés par des nids de mitrailleuses.
Ainsi, dès le début des travaux, il fallait 8 semaines pour réaliser 130m de galeries avec ses annexes et cela de premier mélange de béton jusqu'aux parquets cirés, sans oublier le mobilier.

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Au total, 2800 m de tunnels reliaient environ 80 pièces pour 4120m².
Les unes renfermaient un équipement fonctionnel, les autres étaient meublées luxueusement.

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Les bunkers se composaient de pièces doublées de bois, renfermant de beaux tapis et de beaux meubles, tableaux, des salles de bain et des cuisines et étaient réservées à l'usage personnel d'Hitler, de Bormann et de Göring et se trouvaient sous leurs maisons.

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Les autres parties du bunker servaient de salles de travail, salles de machines, entrepôts et quartiers pour du personnel.
Il y avait même une pièce pour les bergers allemands d'Hitler, avec une entrée séparée.
De lourdes portes de fer et des ouvertures pour les mitrailleuses furent installées pour repousser les premières attaques.
Des vêtements, de la nourriture et d'importants documents étaient conservés dans les bunkers personnels d'Hitler, de Bormann et de Göring.

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On avait également prévu de relier la maison de Göring dans ce système, mais celui-ci avait déjà été prudent en 1941 et s'était fait construire un petit abri avec des murs en béton armé de 3m d'épaisseur.
Mais au moment de relier le bunker de Göring au reste de l'installation, Bormann refusa, sous prétexte de ne pas vouloir communiquer, de continuer les travaux alors qu'il ne restait qu'une dizaine de mètre à creuser.
Dans l'abri de Bormann, il y avait tant de choses que sa famille et lui-même auraient pu se nourrir et s'habiller, d'après les estimations d'un expert, pendant 200 ans.

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Ce qui n'avait pas pu être entreposé dans les sections secrètes des bunkers fut pillé ou tomba aux mains des troupes d'occupation à la fin de la guerre.
Grâce à ces casemates il n'y eut guère de (blessés) ou de morts lors du bombardement d'avril 1945.
Sur les 3500 personnes qui subirent l'assaut, il n'y eut que 6 morts et blessés.

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Abris du Berghof : 
Appartement du Führer - Locaux de service - Salles des machines - Installations de télécommunication : 450m, 17 pièces, 745 m²

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Abris de Bormann
Privé Appartement et locaux de service : 200m, 5 pièces, 275 m²

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Abris de Göring
Privé Locaux de service - Bureaux des officiers d'ordonnance : 240m, 10 pièces, 400 m²

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Abris SS
Logements et stockage : 200m, 8 pièces, 520 m²

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Abris du Platterhof
Logement réservé aux hôtes, aux personnes des baraquements et au personnel Stockage : 235m, 12 pièces, 745 m²

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Poste de commande de la DCA : 
Centre d'exploitation de la DCA - Abris réservés aux civils : 385m, 11 pièces, 615 m²
Abris de la Klaushöhe
Logement pour les habitants de la Klaushöhe : 800m, 10 pièces, 700 m²
Abris de Antenberg
Logement pour les personnes du camp 265m, 6 pièces, 120 m²
Total : 2775 mètres 4120 m2

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Description des bunkers par "Josef Geiss".

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Voici une description des bunkers figurant dans le livre de Josef Geiss, intitulé : "Obersalzberq".
"Un couloir ou un escalier descendait en ligne droite sous terre jusqu'à ce qu'un recouvrement suffisant de 30 à 50 cm environ soit atteint.
Il y avait ensuite un système destiné à arrêter les déplacements d'air occasionnés par les explosions des bombes.
A cet endroit se trouvaient également des réduits prévus pour le montage des mitrailleuses.
Puis on débouchait sur les sas destinés à empêcher la pénétration des gaz.

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De là partaient des couloirs sur lesquels aboutissaient, des deux côtés, les abris.
Sous la plus grande partie des couloirs, il y avait encore une galerie renfermant les installations techniques telles que les conduits d'aération, les conduites d'eau, de câbles, de drainage et de chauffage à air chaud.
Le rocher était en partie solide et de bonne qualité.
Mais il s'avéra justement que les abris d'Hitler se trouvaient dans des couches rocailleuses très friables et traversées par des veines d'argile.
Si bien qu'il fallait consolider avec de robustes étais chaque tronçon ouvert.

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Le soutènement disparaissait à nouveau lors des opérations de bétonnage.
Le revêtement des abris était conçu de manière particulièrement minutieuse.
On appliquait contre la paroi rocheuse une coque de béton de 30 à 60 cm d'épaisseur sur laquelle on apposait un enduit en ciment qui supportait à son tour une couche isolante selon un procédé nouveau à base d'une sorte de carton bitumé ou de bandes de caoutchouc synthétique.
Devant cette couche, on élevait encore un mur de 25 cm d'épaisseur.
Des pierres poreuses étaient incorporées à la couche de béton afin d'évacuer les eaux d'infiltration qui étaient dirigées vers la canalisation et rejetées ainsi à l'extérieur.

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Les entrées étaient pourvues d'épaisses portes en fer.
Göring était le seul de l'Obersalzberg à s'être fait construire avant son propre complexe d'abris souterrains sous sa maison.
Les premiers systèmes d'abris furent destinés Hitler, Eva Braun, les officiers d'ordonnance et les invités.
Un deuxième labyrinthe fur mis à la disposition de Bormann et de sa famille.
Les explications qui suivent donnent une idée de l'importance des réalisations effectuées.
On entreprit donc en premier lieu de construire les abris du Berghof qui devaient être achevés pour le 24 décembre 1943, date à laquelle Hitler avait l'intention de venir.
Le début des travaux traîne en longueur en raison de la mauvaise qualité de terrain si bien qu'il ne resta plus en fin de compte que huit semaines à peine".

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Voici un nouveau passage tiré du livre de Josef Geiss qui, pendant la guerre, avait un engagement de service auprès de l'administration des "Vereinigten Baufirrnen".
En raison de son poste, il avait une idée exacte de ce qui se passait à l'Obersalzberg.
"On s'attaqua d'abord à l'abri du Berghof.
Une certaine partie devait être terminée pour le 24. 12. 1943.
On comptait sur la visite d'Hitler.

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Le début des travaux trainait en longueur en raison du sol friable.
Tous les moyens d'action 'disponibles furent utilisés.
Les délais furent tenus au terme d'une hâte sans pareille.
Il y avait tous les mètres un maçon occupé au cintrage des voûtes.
Entre ses jambes, un manœuvre se déplaçait à quatre pattes et apportait briques et mortier.
Sur cette surface extrêmement réduite, travaillaient en outre des menuisiers, des spécialistes de l'isolement, des électriciens, des poseurs de téléphone et des installateurs.

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C'est ainsi qu'on acheva en 8 semaines quelques 130 m de galeries souterraines avec les abris adjacents, depuis les premiers mélanges de béton jusqu'aux parquets vitrifiés, sans oublier les boiseries et le mobilier.
A l'origine, on avait prévu de construire des abris très simples.
C'est alors que chacun se mit à émettre des souhaits particuliers.
Le service de sécurité réclama la mise en place de mitrailleuses.
Pour des raisons d'esthétique, les architectes ne purent se passer de marbre, de lambris en bois précieux, d'installations de climatisation, de tapis, de cabinets de toilette, etc ...

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Bormann voulut que le quartier général soit installé encore plus profondément sous terre.
Göring exigea que son abri personnel soit relié à l'ensemble du système.
Lorsqu'il en fut vraiment question, Bormann refusa de faire communiquer son abri avec celui du Maréchal du Reich.
Il resta donc 10 m entre les deux abris qui ne furent jamais percés.
Puis le système d'aération prévu devint insuffisant.
Cela signifia des transformations et de nouveaux travaux d'excavation.

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Lorsque le tout fut achevé, il se trouva quelqu'un pour dire qu'il manquait une chambre.
On se remit donc à creuser.
Puis arrivèrent les concierges des différentes maisons.
Ils avaient besoin de débarras.
Celui qui s'occupait du chien loup d'Hitler réclama une pièce spéciale.

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Les experts se posèrent de nombreuses questions à ce sujet, à savoir si les poils de chien retenaient les gaz, si l'on devait installer un circuit spécial d'aération et si les filtres simples suffisaient.
Les experts du téléphone ne s'en sortaient plus avec le diamètre des câbles.
On se remit donc à creuser.
Eva Braun ne voulut pas se passer d'une salle de bains.
Puis les cuisiniers arrivèrent.

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 Aussi aménagea-t-on partout des cuisines complètes et des installations de cuisine.
Il fallut construire des pièces spéciales pour les tableaux, les disques et les bibliothèques.
Une salle à manger fut mise à la disposition de Bormann.
Finalement, peu avant la fin des travaux, le poste de commande de la DCA réclama un abri particulier.
Il fallut en outre installer un groupe électrogène de secours qui bien sûr tomba en panne lors de l'attaque aérienne.
A cela s'ajoutaient les abris de la Buchenhöhe et le très grand abri du Gutshof qui ne furent jamais achevés.
Bormann ne se contenta pas des abris qui lui étaient attribués, car G6ring lui non plus n'était pas modeste.

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Il réquisitionna pour lui une série de pièces du poste de commande de la DCA dans lesquelles il installa des rangées d'armoires remplies de chandeliers et de vaisselle d'argent, de bijoux, de montagnes de tissu dont les 36 costumes célèbres, faits sur mesure, et les uniformes, de denrées alimentaires comprenant entre autre, du sucre, de la graisse, de la farine, des conserves ainsi que des articles textiles, du linge, etc ...
Voici quelques données concernant l'installation intérieure.
Les parquets étaient recouverts de lourds tapis, les murs étaient ornés de lambris magnifiques, les portes et les encadrements étaient laqués.

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Dans les cuisines, il y avait des cuisinières mixtes, les salles d'eau et de bains renfermaient de très belles installations.
L'installation téléphonique avec ses 800 branchements suffisait à peine.
Les bureaux étaient équipés de meubles en bois massif, d'imposantes tables de travail, de classeurs à rideaux, de fauteuils de cuir capitonnés etc ...
On n'avait pas oublié les armoires métalliques qui étaient encastrées dans le rocher.
Les chambres à coucher, les chambres des enfants ressemblaient aux pièces des maisons d'habitation.
Les salons et ouvriers et le commun des mortels de l'Obersalzberg devaient se contenter en tout et pour tout d'une surface de 385 m 2.

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Plus de 1000 personnes se précipitèrent dans les abris à moitié terminés.

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Adolf Hitler qui ne connait pas ce nom ?

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Attention, ici le but est de publier une documentation tout à fait neutre sur la carrière étonnante du fils d'un douanier Adolf Hitler qui devint le Führer (guide) de la nation allemande.
Il fut probablement le dictateur du 20ème siècle qui a provoqué les changements les plus importants.
Par son éloquence exceptionnelle il était capable de fasciner et motiver des millions de gens.
Comme aucun autre il réussit à mobiliser les masses et leur faire accepter même le danger de la mort.
Mais un facteur important fut sans doute l'époque même, car l'Allemagne, secouée par la faim et le chômage avait perdu tout espoir.
Des millions de gens et pas seulement des Allemands l'admiraient et plaçaient en lui tout leur savoir.

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Même ses adversaires les plus sûrs ne pouvaient que subir son étonnante personnalité.
Mais que savait-on d'Hitler quand il apparut sur la scène politique du Reich ?
Seulement qu'il était le fils du douanier autrichien Alois Hitler et de sa femme Klara, né le 20 avril 1889 à Braunau am Inn, Autriche.

Alois Hitler (1837-1903) s'était marié une première fois, avec Anna Glassl (1823-1883), union sans postérité.
D'une liaison puis d'un deuxième mariage avec Franziska Matzelsberger (1861-1884), il avait eu Alois (1882-1956) et Angela (1883-1949).
Il convola enfin avec Klara Poelzl (1860-1907) qui lui donna Gustav (1885-1887), Ida (1886-1888), Adolf (1889-1945), Edmund (1894-1900) et Paula (1896-1960).
En 1905, Angela s'était mariée avec Leo Raubal, mort en 1910, de qui elle avait eu Leo (1906-1977), Angela "Geli", 1908-1931) et Elfriede (1910-1993).
Elle se remariera en 1936 avec Martin Hammitzsch (1878-1945), directeur de l'École d'architecture de Dresde.

Le petit garçon Adolf Hitler allait à l'école à Lumbach et était vraiment bon élève.
Grâce à sa belle voix, il obtint une place à l'internat conventuel du couvent des Bénédictins.
Dans ce couvent il fut pour la première fois confronté avec le signe qui deviendrait magique pour lui et dont il ferait un signe connu dans le monde entier.
Le Blason du supérieur Theoderich Hagen portait la svastika (Wolfsangel) avec laquelle la future croix gammée eut une ressemblance étonnante.

svastika001(Une poterie datant de la civilisation minoenne, qui s'est développée entre 3.000 et 1.100 avant J.-C. en Crète.)

Signe favorable, symbole de paix et de bonheur, peut-être aussi du Soleil (Feu), La svastika est l'un des plus anciens symboles de l'humanité que l'on retrouve sous plusieurs formes dans la majorité des civilisations du monde.
Le plus ancien symbole svastika connu à ce jour se trouve en Ukraine.
Il date de 10.000 avant Jésus-Christ et est gravé sur une défense de mammouth.
La position de ses branches lui confère un sens rotatif, de droite à gauche ou de gauche à droite.
Pour certaines civilisations, ce sens est important et a une symbolique.
Pour d’autres, cela n’a aucune importance et, pour d’autres encore, un seul sens de rotation est recevable.

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Adolf Hitler se l’est approprié et l’a associé à son idéologie de génocide et de destruction, créant ainsi l’amalgame.
Le 3 Janvier 1903, son père mourut, mais ce fut la mort de sa mère (le 21 décembre 1907) qui affecta le plus Hitler qui ne s'en consola pas pendant longtemps.
A l'âge de 18 ans il commençait ses études à l'Académie des Beaux Arts à Vienne où on lui expliquait bientôt qu'il était plutôt doué pour l'architecture que pour la peinture.
Fini le rêve de peindre, des années dures allaient commencer, il était obligé de gagner sa vie comme manœuvre.
Dès que possible il visitait des expositions ou allait à l'opéra surtout quant on donnait des opéras de Wagner, son compositeur préféré.
Il aimait surtout "Lohengrin" et "Tristan et Yseult".
En 1912 plus rien ne le retenant à Vienne il allait à Munich où il vivait de bricolages et de peintures.
L'assassinat de l'Archiduc autrichien Franz Ferdinand et de son épouse Sophie a changé profondément la vie d'Hitler.
L'Autriche-Hongrie déclarait la guerre à la Serbie le 28 Juillet 1914, ce qui entrain ait une mobilisation de la Russie.
Ce qui a amené, l'empereur allemand, Guillaume II à déclarer la guerre a la Russie le 1er Août 1914.
La Première Guerre Mondiale Avait Eclaté.

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Engagé volontaire dans la 1 ère guerre mondiale, entra à l'Elisabethschule à Munich où il rejoignit le régiment d'infanterie de réserve Nr. 16 "List" qui fut envoyé en première ligne en Belgique et fut surtout employé comme agent de liaison.
Le bilan de quatre ans en première ligne :
Deux fois blessé, et décorations suivantes :
Le 2 décembre 1914 Croix de fer, 2ème classe.
Le 17 Septembre 1917 Croix de Mérite, 3è classe avec épées.
Le 9 mai 1918 Le diplôme du régiment pour courage exceptionnel.
Le 8 mai 1918 Décoration pour blessés en noir.
Le 4 Août 1918 Croix de fer 1ère classe.
Le 25 Août 1918 Décoration du service, 3è classe.
Malgré toutes les décorations Adolf Hitler quitta le service militaire avec seulement le grade de caporal.
Le 11 Novembre 1918, après l'abdication de l'empereur Guillaume II, le gouvernement Ebert signa les conditions d'armistice dans le wagon-salon privé du Maréchal Foch.

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Le Traité de Versailles signé le 28 Juin 1919, devenait alors le fondement de la prise de pouvoir d'Adolf Hitler et de la Deuxième Guerre Mondiale.
Ce traité, introduit une période pendant laquelle des spéculations financières de toutes sortes avaient effacé l'économie.
Les dettes de guerre avaient financièrement et moralement atteint le peuple allemand auquel il semblait impossible de se relever économiquement.
En 1919, chargé de la propagande pour le DAP, futur NSDAP (parti national socialiste des ouvriers allemands), le parti le plus puissant de l'Allemagne.
29 juillet 1921, leader du NSDAP.
9 novembre 1923, putsch manqué contre le gouvernement, suivi d'un emprisonnement à Landsberg, près de Münich.
Pendant cette période, Hitler écrit "Mein Kampf", dans lequel il révèle ses opinions et ses intentions politiques.
Révision du Traité de Versailles, extension des frontières de l'Allemagne, anticommunisme et antimarxisme, racisme et anti-bolchévisme.
Avec le début de la crise de 1929, augmentation du potentiel électoral du NSDAP.
Le 30 janvier 1933 Hitler est nommé Chancelier du Reich.
Les partis politiques sont dissous, le pouvoir retiré au Parlement, les fonctions de Chancelier et Premier Ministre réunies.

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Liquidation du Traité de Versailles.
1935, réintroduction du service militaire.
Mars 1936, entrée en zone de démarcation de long du Rhin.
Mars 1938, annexion de l'Autriche.
1er septembre 1938, annexion de l'Allemagne du Sud.
15 mars 1939, annexion de la Bohème et pacte mutuel de non-agression avec l'Union Soviétique le 23 août 1939, laissant en suspens la question de la Pologne.
Invasion de la Pologne le 1er septembre 1939.
Au même moment, les alliés occidentaux déclarent la guerre à l'Allemagne.
Invasion de la France et du Benelux en mai et juin 1940, et l'Union Soviétique le 22 juin 1941.
Début de la guerre sur 2 fronts.
11 décembre 1941, entrée en guerre des Etats-Unis.
Adolf Hitler, Commandant en Chef des Forces Armées, joignit à ses idées audacieuses une connaissance détaillée et une intuition certaine pour les possibilités d'une guerre de mouvements technique.
Sa stratégie échoua en 1943 avec les pertes de Stalingrad.
Il ne fut pas question de retraite pour lui.
Les conséquences de sa décision de «persévérer à n'importe quel "prix" furent dramatiques.
Batailles insensées sur les fronts, mauvaises décisions de la Force Aérienne, causant ainsi la mort de millions d'hommes.
20 juillet 1944, tentative d'assassinat contre Hitler.
Les actes criminels perpétrés dans les camps de concentration sont révélés pour la première fois.
Hitler perd contact avec la réalité.
Il se retire dans le bunker du Reichskanzlei à Berlin.

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Le 28 avril 1945, Hitler épouse Eva Braun, sa maîtresse de plusieurs années, et 40 heures plus tard, ils se suicident ensemble.
Le 1er mai 1945, la terrible guerre prend fin.
Dans la nuit du 8 au 9 mai, à 0 heure, le cessez-le-feu est appliqué, date historique.
L'Allemagne se rend sans conditions.
Le peuple allemand commence à payer pour des crimes qu'il ne soupçonnait même pas, puisque les représentants de l'Etat n'étaient plus élus par le peuple.
Le peuple allemand tout entier reste à ce jour marqué par la guerre.
L'Allemagne est divisée, les allemands de l'Est privés de liberté, des parties de l'Allemagne perdues dans une nouvelle définition des frontières,
Le 8 mai marque la fin d'une injustice, mais aussi un nouveau manque de libertés en Europe de l'Est.
La guerre était finie, la paix allait juste commencer.
Des millions allaient encore mourir après la capitulation.
L'histoire de l'Allemagne ne s'achève pas par 12 ans de nazisme.
Les vainqueurs d'alors sont aujourd'hui nos amis et nos partenaires.
En connaissant notre histoire, nous pouvons vivre dans l'unité et dans la paix.

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Tentatives d'assassinat d'Hitler à Berchtesgaden

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Les Allemands décidèrent d'utiliser le cadre du Berghof pour assassiner Hitler.
Le 11 mars 1944, le capitaine von Breitenbuch s'y présenta armé dans l'idée de commettre l'attentat. 
Toutefois, la sécurité ne lui permit pas d'accéder au local occupé par le Führer.
Le 7 juin 1944, le colonel von Stauffenberg, auteur de l'attentat du 20 juillet 1944 en Prusse orientale, se proposa pour commettre un attentat à la bombe au Berghof. 
Toutefois, il n'était pas certain qu'Hitler et Goering seraient présents à la réunion planifiée et il n'obtint pas l'accord des autres conspirateurs.
Les alliés mirent également au point un attentant sous le nom de code d'Opération Foxley dont l'idée principale était de faire abattre Hitler par un sniper lors de sa promenade du Berghof vers la Teehaus.
Mis au point à l'aide des services secrets britanniques, l'Opération Foxley était prévue pour le 13 ou le 14 juillet 1944.
Il était prévu de parachuter deux hommes, un tireur d'élite et un autre parlant parfaitement l'allemand, aux abords du complexe de l'Obersalzberg. 
Les hommes seraient ensuite entrés dans le périmètre sécurisé pour commettre l'attentat.
Des informations, obtenues auprès d'un proche du Führer, permirent d'établir, qu'au Berghof, Hitler faisait très régulièrement une marche de 20 minutes aux alentours de dix heures. 
Durant cette promenade, se croyant intouchable au Berghof, il voulait être seul et se trouvait, à de multiples reprises, hors de vue des sentinelles postées sur le parcours.  
Les alliés s'adjoignirent le concours d'un antinazi de Salzbourg qui devait accueillir les deux parachutistes et les aider à pénétrer dans le complexe de l'Obersalzberg.
Churchill marqua son accord à l'exécution du plan.
Le projet d'attentat ne fut toutefois pas mis en pratique car les alliés hésitaient sur les conséquences d'une telle opération.
D'une part, Hitler était mauvais stratège et paralysait régulièrement sa propre armée. 
On craignit son remplacement par un militaire compétent, à l'exemple de Rommel, ou par un nazi fanatique comme Himmler.
Par ailleurs, à l'été 1944, la victoire ne faisait plus de doute pour les alliés et ceux-ci estimèrent, qu'en cas d'attentat contre la personne d'Hitler, il y avait un risque potentiel de le transformer en martyr. 
On craignait aussi de faire germer l'idée que l'Allemagne n'avait été vaincue qu'à cause de la mort d'Hitler, ce qui présentait de gros risques pour la stabilité future du pays. 
Lors du conflit précédent, le mythe de la défaite allemande occasionnée par le "coup de poignard dans le dos" asséné par les ennemis de l'intérieur avait été exploité par les nazis et avait débouché sur un nouveau conflit.
Partisans et adversaires de l'opération s'affrontèrent longuement et on ne parvint pas à se mettre d'accord sur son exécution.
L'attentat de von Stauffenberg, en juillet 1944, déboucha sur un renforcement de la sécurité autour de la personne du Führer, ce qui compliqua la mise en œuvre du projet allié.
En novembre 1944, Hitler quitta définitivement le Berghof. 
Il se suicida dans son bunker de Berlin le 30 avril 1945 dans le bunker de la chancellerie à Berlin.

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Des symboles au service de la propagande d'Hitler ???

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On peut se poser la question !
Ce n'est pas par hasard qu'Hitler avait choisi son troisième lieu de résidence, à côté de Munich et Salzbourg.
Cette montagne se trouvait au centre d'un dense réseau de symboles.
L'Obersalzberg se situe à la frontière autrichienne.
De l'autre côté se dresse l'imposant et mystérieux massif de l'Untersberg, parfois appelé "le Grand Trône de Berchtesgaden", une montagne austro-bavaroise.
C'était important pour Hitler.
La fameuse fenêtre escamotable gigantesque du Berghof ouvrait la vue sur l'Untersberg et Salzbourg.
Dans l'un de ses monologues sans fin, Hitler faisait allusion à cette vue qu'il interprétait comme l' "attirance vers la patrie", vers l'Autriche.
Hitler aurait même fait part de son souhait d'être inhumé sur l'Untersberg."
Car ceci était l'autre champ de symboles qui attirait Hitler.

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Le grand poète salzbourgeois Georg Trakl écrivit ce vers :
"Le vol des oiseaux résonne de vieilles légendes". ("L'Automne du solitaire").
Les corbeaux de l'Untersberg étaient porteurs d'un message ancien.
Dans la brochure "Autour de l'Untersberg" , Manfred von Ribbentrop conte et interprète les légendes de la patrie d'adoption d'Adolf Hitler, de cette "patrie fortifiante du Führer des Allemands, où le "savoir venant des voix du sang" était encore vivant.
L'attente de la dernière bataille entre le bien et le mal, au pied de l'Untersberg, près du poirier du Walserfeld, forme le noyau de ces "vieilles fables".
Les "forces armées du mensonge, de la traîtrise, du mal et de toute honte" ... traduit pour la propagande national-socialiste du début des années 40.
Le bolchévisme juif, va donner l'assaut afin de remporter la victoire sur le monde entier.
Le sang va couler à flots.

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Et c'est seulement après cela qu'apparaît le sauveur sortant de la montagne et la "force jeune du peuple Courageux" (des Allemands) vaincra toute l'ombre et le mal du monde.
On rencontre ici le renversement des valeurs caractéristique du national-socialisme.
La substance de cette instrumentation politique venait de très anciennes légendes sur la prolongation de la vie du maître dans la montagne.
On peut distinguer une interprétation préchrétienne (la légende de Wotan) d'une version chrétienne (le mythe du grand Empereur byzantin apparaissant devant le Jugement dernier), puis d'une lecture postchrétienne (le récit nationaliste allemand de l'avant-première Guerre Mondiale)."
Restons sur cette dernière version influant de manière directe sur l'interprétation nationale-socialiste.

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Toni Blum publia en 1912 un singspiel nommé "Un chant de I'Untersberg".
L'Empereur Charles, endormi dans l'Untersberg attend avec son armée composée de héros l'heure à laquelle les corbeaux lui annoncent de ressusciter afin de sauver le peuple allemand.
Le peuple, incarné par un berger, prête serment de fidélité.
"Je serai toujours fidèle,
A l'Empereur et au peuple allemand,
Et je fendrai hardiment le crâne,
A quiconque ose nous dénigrer."
Finalement, l'Empereur Charles sort de la montagne et le héraut annonce l'unification de toute l'Allemagne.
L'Empereur remporte la victoire et le tout se termine en une apothéose de la grande Allemagne.
"Vive toi, Saint Empire allemand".

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La défaite de la Première Guerre Mondiale et le Traité de Versailles étant ressentis comme une humiliation collective, le peuple allemand se voit infliger un traumatisme de taille.
Dans les cercles nationaux, on aspirait à la venue d'un sauveur politique devant effacer cette honte.
Hitler s'appropria volontairement ce motif.
Il rattacha à sa propre personne la légende de l'Empereur Charles dormant dans l'Untersberg et qui, un beau jour, rétablirait la gloire passée de l'Empire.
Il déclara à Albert Speer :
"Voyez-vous l'Untersberg là-bas?
Ce n'est pas par hasard que j'ai pris mon siège en face".
C'est ainsi qu'Hitler contredit toute affirmation réduisant l'Empereur Charles à un tueur de Saxons.
Le soir du 4 février 1942, Hitler dit à Himmler :
"Charlemagne était l'un des plus grands êtres humains de l'histoire.

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A cette chaîne de symboles s'ajoute encore un maillon supplémentaire.
Selon une légende qui puise sa source dans une chronique du XIIe siècle attribuée au poète Wolfram von Eschenbach, un empereur y dormirait dans l'attente du moment opportun pour venir "régénérer" les peuples germaniques.
Un autre aspect de la légende liait l'image de l'Empereur dormant non pas à Charlemagne, mais à l'Empereur Staufer Frédéric II, mieux connu comme Frédéric Barberousse (1122-1190), "Stupor mundi",l'étonnement du monde, comme on appelait ce souverain moderne au Moyen-âge."
Dans la propagande pontificale du Moyen-Age, l'Empereur Staufer Frédéric II apparaît sous forme d'anti-Christ, de Lucifer, d'homme non-religieux, un des premiers athéistes qui s'autorisait les attributs d'une divinité.'?
"On dit que lorsque l'Empereur reviendra dans le monde, il suspendra son bouclier à un arbre desséché et que l'arbre commencera alors à bourgeonner et à verdir et qu'un temps meilleur commencera pour l'Allemagne".
La dimension critique de la légende dirigée contre l'outrecuidance du pouvoir (qui pouvait toucher l'antireligieux combattant pour l'église qu'était Hitler) fut renforcée par la légende du Watzmann, un autre mythe rattaché à la montagne vis-à-vis de l'Obersalzberg.

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Manfred von Ribbentrop raconte la légende du Watzmann comme ceci.
A l'époque où il y avait encore des géants, le roi-géant Watzmann régnait sur les hautes montagnes bavaroises.
Il était un cruel souverain assoiffé de sang et chasseur sauvage, ennemi des fermiers et des bergers.
Un jour qu'il chassait accompagné de sa femme bourrue et de ses sept enfants, il rencontra une paisible famille de bergers avec son troupeau.
Les féroces chiens du roi déchiquetèrent les bergers à pleines dents.
Le roi Watzmann resta assis sur son cheval, se réjouissant à la vue de ce spectacle sanglant.
Mais soudain, la foudre envahit le ciel.
Les chiens du roi furent frappés d'une folie meurtrière et éventrèrent Watzmann et sa cruelle famille.
Le sang versé forma deux lacs.
Mais les corps des géants se firent pierre et se transformèrent en montagnes "Watzmann.".

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Le fond politique de la légende touchait le conflit séculaire des privilèges de chasse des souverains face aux fermiers dans le besoin.
En contemplant la montagne en face de la maison Wachenfeld, sombre et inquiétante à la tombée du jour, Hitler pouvait donc avoir des pensées pour un des fondateurs du Saint Empire romain germanique.
On peut lire parfois, pour valider qu'il en avait l'obsession, que, pendant ces méditations, il écoutait des enregistrements de Wagner, compositeur justement réputé avoir fondé son œuvre sur les légendes allemandes
Ce noyau critiquait clairement la souveraineté et pouvait être chaque fois actualisé aussi bien contre la dégénérescence du pouvoir absolu d'Hitler que, de manière très concrète, contre l'expulsion des agriculteurs de l'Obersalzberg.
Il n'y a, jusque là, aucune preuve historique datant d'avant 1945 et appuyant cette possible interprétation.

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En matière de mythes, l'important n'est-il pas d'y croire ou d'y faire croire ?
L'Untersberg aura cependant une sorte de revanche tragique.
Courant 1940, c'est en le contemplant qu'Hitler aurait donné Barbarossa comme nom de code à l'invasion de l'Union soviétique, dans la nuit du 21 au 22 juin 1941.
Ce serait sa seule référence "sérieuse", encore qu'indirecte, à la prophétie.

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Eva Braun

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Au Berghof, c'était une femme calme et discrète.
La première rencontre entre Hitler et Eva Braun eut lieu au début d'octobre 1929 dans le magasin de photo d'Heinrich Hoffmann ou Eva Braun travaillait comme assistante au laboratoire de photo. Hoffmann était le photographe préféré d'Hitler.
Eva Braun née le 6 février 1912 à Munich et morte le 30 avril 1945 à Berlin était la fille d'un instituteur.
Elle était une jeune fille moderne et pleine de vie.
Hitler la trouvait très attirante et elle était véritablement fascinée par cet homme de 40 ans
Cette amitié, légère au début, allait devenir une liaison qui dura seize ans.
Au départ, elle loge chez Heinrich Hoffmann, ce qui permet à Hitler de venir chez lui la rencontrer, officiellement pour chercher des photographies
Eva Braun qui avait 17 ans à l'époque, ne se doutait certainement pas du tout des conséquences graves qu'aurait cette liaison.

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On sait peu de choses sur les deux premières années de leur relation, mais quelques années plus tard elle devenait la maitresse de maison du Berghof, un rôle rempli jadis par la sœur d'Hitler, Paula.
Eva ne s'intéressait jamais ni à la politique ni aux activités politiques.
Son profond désir de devenir l'épouse d'Adolf Hitler se réalisa dans de tristes circonstances, à la Chancellerie du Reich à Berlin, le 29 avril 1945, peu avant sa destruction.
Goebbels et Bormann étaient les témoins.
A part les visites, il n'y eut pas beaucoup d'animation au Berghof.
Les visiteurs réguliers au Berghof comprenaient les épouses des proches collaborateurs d'Hitler ainsi que les sœurs et quelques amies d'Eva Braun.
On invitait parfois des stars du cinéma ou du monde sportif pour un peu de détente.
Eva Braun trouva une occupation en filmant tous les événements à l'Obersalzberg.

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Le Parti !

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Dans ce chapitre, je vous propose un résumé sur :

1. La Fondation Du Parti NSDAP 1919 -1923.
2. Quelques Points Du Programme Du NSDAP
3. L'organisation du Parti
4. Premier Congrès Du Parti Nazi
5. Le Coup D'Etat du 9 Novembre 1923
6. Le procès et le verdict d'Hitler

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1. La Fondation Du Parti NSDAP 1919 -1923.

Une nouvelle vie commençait pour Adolf Hitler.
Il devenait officier d'éducation à Munich et débutait comme orateur politique et éducateur.
Il était chargé de participer à une réunion du "Parti Allemand des Ouvriers"  sans doute il ne s'imaginait guère que cette soirée n'allait pas déterminer seulement son propre avenir.
La première réunion avait lieu dans une salle séparée, la "Leibzimmer" dans le Stemeckbräu à Munich.
Entre 20 et 25 personnes y étaient réunies et Hitler sentait tout de suite sa chance.
Ce groupe ne pouvait pas encore être appelé un parti politique, c'était plutôt un club de discussions, fondé par l'ajusteur Anton Drexler (1884-1942).
Leur programme était une combinaison bizarre de socialisme, nationalisme et antisémitisme
L'arrière plan social du DAP restait encore assez obscur.
Mais on offrait au moins une brochure qui portait le titre "Mon réveil politique", écrite par Anton Drexler.
Quelques jours plus tard Hitler reçut une nouvelle invitation de participer à une réunion du groupe dans le restaurant "Altes Rosenbad" et aussi l'information qu'il était admis dans le parti.
Ce parti avait alors 6 membres Hitler était le septième, et le DAP devint le NSDAP (Le parti nationalsocialiste des Ouvriers Allemands).
Son organisateur s'appelait Adolf Hitler.
Dans la salle des fêtes du "Hofbräuhaus" à Munich, Hitler annonçait les 25 points fameux du programme du parti à une assistance assez nombreuse grâce à une propagande efficace.

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2. Quelques Points Du Programme Du NSDAP

Réunion de tous les Allemands selon le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes dans une "Grande Allemagne".
Des colonies pour le surplus de la population.
Egalité du peuple allemand avec les autres nations.
L'annulation du Traité de paix de Versailles.
La lutte contre les criminels qui avaient violé le droit et l'ordre du peuple.
Les devoirs les plus importants de l'état envers ses citoyens.
D'abord garantir la possibilité de gagner de l'argent pour vivre.
S'il n'est pas possible de nourrir la population totale.
Expulsion des étrangers.
Expulsion immédiate de tous étrangers immigrés après la Première Guerre Mondiale.
On promit aux ouvriers :
-la confiscation des gains de guerre.
- l'abolition des revenus gagnés "sans travail et sans peine".
Expropriation de terrain pour cause d'utilité publique sans remboursement.
Participation aux bénéfices des grandes entreprises.
Extension des pensions de vieillesse et des réformes sociales.
Les réunions ne se passaient pas sans désordre.
Il y avait des protestations, mais la majorité acceptait les propositions d'Hitler dans l'espoir d'un avenir meilleur sans faim et sans chômage
Rapidement le parti gagnait des amis important.
Le président de la police de Munich Pöhner, l'employé Frick qui allait devenir dix ans plus tard le Ministre des Affaires étrangères du Reich.
Hitler fondait bientôt la maison d'édition "Völkischer Beobachter" au moyen de laquelle son ami l'écrivain Dietrich Eckart répandait les idées du national-socialisme.
La reconstruction du Reich allemand.
La lutte contre le communisme et le marxisme.

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3. L'organisation Du Parti.

Les débuts d'une organisation de grand style demandaient un emblème de parti, car Hitler était convaincu qu'une organisation sans symbole semblerait molle et inopérante.
Il se rappelait son temps d'interne au couvent à Lambach dont le blason l'avait tellement fasciné.
Alors il créa la Croix Gammée, une croix tournant à l'avant dans un cercle blanc encadré de rouge.
Bientôt les membres du parti se promenaient avec des brassards rouges ornés de la croix gammée.
Au mois de Juin 1921 Hitler prit le commandement du NSDAP.
Le parti s'agrandissait, ont tenait beaucoup de réunions qui provoquaient de graves conflits avec les communistes.
La SA imposait le calme et l'ordre ce qui entrainait des blessés et même des morts.
Avec ses réunions et ses SA le parti était devenu une force à Munich.
La SA devenait graduellement une armée de millions d'hommes, les "bataillons bruns", une section puissante du parti et aussi sa formation mobile sa garde politique.
La première grande démonstration de la SA eut lieu à l'occasion d'une grande protestation à Munich contre l'adoption d'une loi concernant la protection de la république.
Pour la première fois en Octobre 1922, le NSDAP étendit son activité hors de Munich.
Des groupements nationalistes avaient invité Hitler à participer au "Jour Germanique" à Cobourg en lui demandant d'emmener quelques compagnons.
Sans hésiter, il désigna huit centuries de SA comme accompagnement et entra à Cobourg, les drapeaux flottants.
Il y eut des combats de rue sévères d'où la SA sortit victorieuse.
L'intervention efficace de la SA eut pour résultat que Cobourg fut la première ville allemande à avoir un maire National Socialiste.

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4. Premier Congrès Du Parti Nazi.

Le 24 Février 1920 le parti avait été fondé, le 27 Janvier 1923, le Premier Congrès du parti nazi avait lieu sur le Champ de Mars à Munich.
Le gouvernement bavarois était contre ce congrès du parti nazi car l'influence du NSDAP était déjà trop forte.
L'organisation avait même fondé une maison d'édition et commençait à éditer un journal du parti, le "Volkischer Beobachter" (l'Observateur populaire).
Le désordre s'agrandissait, les communistes et les national-socialistes se battaient.
Ils mobilisaient constamment leurs partisans pendant des réunions de masse.
Entre temps la dévaluation était arrivée à son point culminant, la situation économique était chaotique, le mark était devenu la devise la plus faible du monde.
Mais le gouvernement n'y pouvait rien.
La conséquence de tout cela entraina la constitution d'un gouvernement Stresemann, ce chancelier était un politicien national-libéral, mais lui non plus ne pouvait changer la situation désastreuse de l'Allemagne.
Le Reich menaçait de s'écrouler.
Les séparatistes sentaient leur chance d'obtenir l'indépendance de la Bavière et son autonomie.
Il fallait l'empêcher, et sur ce point Hitler était du même avis que le gouvernement.
Seule une Allemagne unie pourrait retrouver son pouvoir et sa force.
Alors Hitler luttait aussi contre les séparatistes lors de manifestations.

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5. Le Coup D'Etat Du 9 Novembre 1923.

Le 8 novembre 1923 le commissaire en chef von Kahr avait convoqué une réunion dont le sujet était l'organisation économique et l'unité du peuple allemand.
L'Atmosphère était assez calme, et alors personne ne se doutait du fait que Hitler et ses intimes (Hauptmann, Göring, Général Ludendorff, Colonel Kriebel, Scheubner, Richter,Ulrich Graf, le gradué de Harvard Hanfstaengl, le fonctionnaire du parti Max Amann et l'étudiant de géopolitique Rudolf Hess) avaient envisagé un coup d'état.
Le "Bund Oberland" et la SA s'étaient déjà formés et, après être entrés en ville, avaient occupé les points névralgiques de la ville.
Le "Bürgerbaukeller" était entouré de même.
Hitler entra dans salle, tira un coup de révolver vers le plafond pour attirer l'attention générale et cria :
"La révolution nationale vient d'éclater !"
Le triumvirat (Commissaire en chef von Kahr, Géneral von Lussow et Colonel Ritter von Seisser, le chef de la police bavaroise) rencontrèrent Hitler, Hess et Ludendorff dans une pièce à côté et donnèrent leur approbation à ce coup d'état.
Hitler réapparut à la tribune et proclama la nouvelle liste des ministres de la révolution nationale.
Des nouvelles de difficultés en ville le faisaient quitter la salle en laissant von Kahr, Lossow et Seisser sous la responsabilité du Général Ludendorff.
Quand Hitler revint, Ludendorff avait mis ces messieurs en liberté sur leur parole d'honneur.
Une heure plus tard le triumvirat retira l'approbation et dissout le NSDAP.
La révolution était trahie.
Von Kahr faisait mobiliser contre Hitler et ses adhérents.
Le 9 novembre une démonstration se formait et alors commença ce qu'on allait appeler "La marche vers la Feldherrnhalle".
Mené par les organisateurs du coup d'état une colonne se mettait en marche en direction de la Feldhermhalle.
La gendarmerie était déjà sur place, et un coup de fusil, probablement tiré par hasard, provoquait l'ordre d'ouvrir le feu de la part du lieutenant de police Von Godin.
Les émeutiers répondaient par des coups de fusil, eux aussi. Bientôt la place fut couverte de morts et de blessés. Hitler et Göring étaient blessés, Scheubner-Richter était mort.
Göring réussit à s'enfuir en Haute Autriche tandis que Hitler, Ludendorff,. Kriebel, Pernet, Dr. Weber, Frick, Pöhner, Brückner, Wagner et Dietrich Eckart étaient arrêtés.

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6. Le procès et le verdict d'Hitler.

Le 26 Février 1924 fut le premier jour du procès à la cour de Munich.
L'accusation contre Hitler et ses adhérents est la haute trahison.
Les accusés entrèrent dans la salle d'audience.
Hitler, portant la Croix de fer était décidé à lutter avec fermeté et agressivité.
Dès le premier jour du procès, il fut évident qu'Hitler jouerait le rôle dominant du procès.
A peine avait-il prononcé les premières phrases qu'on savait qu'il ne se sentait pas l'accusé, mais l'accusateur.
Il prit la responsabilité de tout ce qui s'était passé, mais il récusait vivement l'accusation de haute trahison en donnant la raison suivante : on ne pouvait pas accuser de haute trahison quelqu'un qui s'était chargé de rendre à l'Allemagne sa place dans le monde et de lui redonner son honneur, après le temps du déshonneur.
Ces phrases, prononcées avec beaucoup d'astuce, ne tardaient pas à faire effet.
Les accusateurs et le président se laissaient convaincre par ses discours excellents et le verdict s'en ressentit.
Le verdict fut proclamé le 31 mars 1924.
Hitler, Weber, Pöhner, Kriebel - CINQ ANS d'arrêt de forteresse avec sursis après six mois.
Wagner, Frick, Brückner UN AN et six mois.
Ludendorff déclaré non-coupable.
Les condamnés furent emprisonnés dans la forteresse Landsberg.
La cellule d'Hitler (Nr. 7) se trouvait au premier étage, la cellule à côté, Nr. 8, était celle de Kriebel, Weber, le chef du Bund Oberland, se trouvait dans la cellule Nr. 9.
Les autres prisonniers se trouvaient au rez-de-chaussée pour éviter tout contact avec les camarades.
Hitler se décida à écrire un livre, "Mein Kampf" dont les recettes lui permirent d'acheter plus tard la maison "Wachenfeld" sur l'Obersalzberg.
Le 20 décembre 1924 Hitler fut relâché avant l'expiration de la peine.

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Le traité de Versailles

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C'est le 11 novembre 1918 qu'est signé l'armistice entre l'Allemagne, la France et ses alliés mettant fin à 4 années de guerre.
Le traité de Versailles mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Il fut signé, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne, d'une part, et les Alliés, d'autre part.
Le traité avait été préparé par la Conférence de paix (tenue à Paris, du 18 janvier 1919 au 10 août 1920) qui élaborait notamment les quatre traités "secondaires" de Saint-Germain-en-Laye, du Trianon, de Neuilly-sur-Seine et de Sèvres.
Bien que cette conférence ait réuni 27 États (vaincus exclus), les travaux furent dominés par une sorte de "directoire" de quatre membres.

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Georges Clémenceau (président du Conseil ou premier ministre) pour la France.
David Lloyd George (premier ministre) pour la Grande-Bretagne.
Vittorio Emanuele Orlando (ministre-président) pour l'Italie.
Thomas Woodrow Wilson (président) pour les États-Unis.
Ces personnalités ont exercé une influence déterminante dans le traité de paix.
A eux quatre, ils ont rédigé le traité qui va s'imposer aux 32 puissances qui vont se réunir dans la galerie des glaces du château de Versailles.
Et surtout à l'une d'entre elles : l'Allemagne.

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Les clauses du traité Le traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses
1. Territoriales (par exemple, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la perte de toutes les colonies d'Afrique aux mains de ses rivales, la France et la Grande-Bretagne : le Cameroun, le Togo, le Tanganyika et le Südwestafrika ou Namibie).
L'Allemagne va perdre 15% de son territoire et 10% de sa population.
La France récupère l'Alsace-Lorraine perdue en 1871.
La Belgique annexe quelques villes frontalières avec l'Allemagne.
Le Danemark récupère certains territoires perdus en 1864 après la guerre contre l'Autriche et la Prusse.
La Sarre, riche en charbon, est placée sous administration internationale pendant 15 ans.
La rive gauche du Rhin allemande est démilitarisée (mais non occupée).
La Prusse orientale qui reste allemande est séparée de l'Allemagne par le corridor polonais qui aboutit à la ville libre de Dantzig.
L'empire colonial allemand est partagé entre la France qui annexe le Togo et de la partie allemande du Cameroun, tandis que la Belgique reçoit le Rwanda et le Burundi.
Le Royaume-Uni s'empare de la Tanzanie et l'Afrique du Suds'installe dans le Sud-Ouest africain (Namibie).
Les concessions allemandes installées en Chine sont aussi perdues.

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2. Militaires (p. ex., la réduction des armements en canons et en avions ainsi que des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la surveillance d'une Commission de contrôle interalliée).
Les vainqueurs décident de désarmer l'Allemagne afin de la priver des moyens nécessaires à la guerre moderne tels qu'on a pu les voir à l'œuvre pendant la guerre de 1914-1918.
L'armée allemande doit livrer une grande partie du matériel dont elle dispose encore après quatre années de guerre.
Elle doit surtout abandonner son artillerie lourde, son aviation militaire et sa flotte de guerre (qui se sabordera en Écosse).
L'Allemagne doit renoncer au service militaire et se contenter d'une armée de 100 000 hommes recrutés comme engagés volontaires.
Une grande partie des officiers, sous-officiers de carrière se trouvent ainsi privés d'emploi ou bien sont rétrogradés dans l'armée donc déclassés socialement.
Le matériel nécessaire est de ce fait moins important et ne compte ni artillerie lourde, ni chars d'assaut ni aviation de combat.
L'industrie sidérurgique allemande si importante pour l'économie du pays est ainsi privée d'une grande partie de ses débouchés.

Ver10

3. Economiques (en tant que responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le montant des dommages subis par les Alliés).
Malgré les mises en garde de certains économistes, les vainqueurs veulent faire payer à l'Allemagne le coût de la guerre.
L'Allemagne doit verser, en étalant sur plusieurs années, une indemnité de 132 milliards de marks-or (si on prend en compte la valeur en or du mark en 1914 cela équivaut à près de 360 tonnes d'or fin !).
Elle doit faire des livraisons gratuites de matériel industriel et de produits agricoles pour compenser la production insuffisante de certains pays, comme la France, où les dégâts ont été importants.
L'Allemagne doit abandonner les droits qu'elle détient sur les brevets de nombreux produits industriels, ce qui va favoriser ses concurrents étrangers.
Dans l'obligation d'accepter ces dures conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat.

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Le traité de Versailles, 1919 (Extraits).
Art. 42. Il est interdit à l'Allemagne de maintenir ou de construire des fortifications, soit sur la rive gauche du Rhin, soit sur la rive droite, à l'ouest d'une ligne tracée à 50 kilomètres de ce fleuve.
Art. 43. Sont également interdits dans la zone définie à l'article 42, l'entretien ou le rassemblement de forces armées (…) 
Art. 51. Les territoires cédés à l'Allemagne (…) par le traité de Francfort du 10 mai 1871 sont réintégrés dans la souveraineté française à dater de l'armistice du 11 novembre 1918.
Art. 119. L'Allemagne renonce, en faveur des principales puissances alliées et associées, à tous ses droits et titres sur ses possessions d'outre-mer.
Art. 160. (…) la totalité des effectifs de l’armée des États qui constituent l'Allemagne ne devra pas dépasser 100000 hommes (…)
Art. 171. (…) Sont également prohibés la fabrication et l'importation en Allemagne des chars blindés, tanks (...)
Art. 198. Les forces militaires de l'Allemagne ne devront comporter aucune aviation militaire ni navale.
Art. 231. Les gouvernements alliés et associés déclarent, et l’Allemagne le reconnaît, que l’Allemagne et ses alliés sont responsables pour les avoir causés, de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les gouvernements alliés et associés et leurs nationaux en conséquence de la guerre qui leur a été imposée par l’agression de l’ Allemagne et de ses alliés.
Art. 232. Les gouvernements (…) exigent (…), et l’Allemagne en prend l’engagement, que soient réparés tous les dommages causés à la population civile des (…) alliés (…) et à ses biens.

Ver7

Le traité de Versailles fut rédigé en français et en anglais, les deux versions faisant également autorité.
Le texte portait le titre Conditions de paix – "Conditions of Peace".
C'était la première fois depuis le traité de Rastatt de 1714 (qui mettait fin à la guerre de Succession d'Espagne) que le français n'était plus la seule langue officielle de la diplomatie occidentale.
Cet acte consacrait le français comme langue diplomatique en Europe, puisque la convention de Vienne en 1736 et le traité d'Aix-la-Chapelle en 1748 furent également rédigés en français.
Mêmes les traités signés entre des pays dont le France ne figurait pas furent par la suite rédigés en français.
C'est pourquoi le traité de Versailles de 1919 constitue une date nouvelle dans la diffusion du français et son affrontement avec l'anglais.

Ver4

Il semble que le représentant de la France, Georges Clémenceau, ait accepté que l'anglais devienne à côté du français la langue de travail de la Conférence de paix de Paris.
En raison de sa connaissance de l'anglais, (il avait épousé une Américaine et séjourné aux États-Unis), Clémenceau avait accédé à la demande de David Lloyd George (Grande-Bretagne) et de Thomas Woodrow Wilson (États-Unis).
Le représentant de l'Italie, Vittorio Orlando, ayant dû être d'accord.
En réalité, l'argument de poids n'était pas vraiment la mauvaise connaissance du français de la part du président américain Woodrow Wilson, mais le fait que la guerre n'avait été gagnée que grâce à l'intervention américaine.
Il y eut un prix à payer.

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Ce sont les Américains et les Britanniques qui ont imposé l'anglais comme "seconde langue officielle" lors des négociations. Leur succès devait avoir des conséquences importantes.
Paradoxalement, le Sénat des États-Unis refusa en novembre 1919 de ratifier le traité de Versailles, mais le statut de la langue anglaise venait néanmoins d'être reconnu au plan international avec l'accord de la France.
Par la suite, l'anglais supplantera progressivement le français dans la plupart des documents juridiques internationaux.
Cette situation humiliante pour les vaincus favorisera les revendications de la part des groupes nationalistes allemands, en particulier chez les nazis, ce qui allait entraîner, d'une part, les conditions d'une revanche, d'autre part, l'avènement de la Seconde Guerre mondiale.
En 1939, le monde plongera dans la deuxième guerre mondiale faisant 60 millions de mort.

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La conséquence indirecte en Europe sera la "Guerre froide", dont la fin symbolique sera la chute du "Mur de Berlin" le 9 novembre 1989, soit 70 ans après la fin de la première guerre mondiale.

 

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L'Atelier de L'architecte Speer

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Juste en face de l’entrée Gutshof, en face de la maison et de l’atelier d’Albert Speer.
La maison est toujours habitée aujourd'hui.
L'atelier  de  l'architecte en chef  Albert  Speer (1905-1981),  sévèrement endommagé  pendant  le  bombardement,  fut  reconstruit après  la  guerre  dans  son  style original.
L'atelier ainsi que la maison sont situés au-dessus de l'ancien Gutshof.
Albert Speer vivait dans l'Ostertal et son petit atelier qui était juste assez grand pour abriter quelques tables à dessin et quelques employés.
Quand Albert Speer a parlé de ses conditions de vie à Adolf Hitler, Hitler a immédiatement ordonné à Bormann de prendre soin de Speer.

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Il fut ordonné à Albert Speer de vivre sur l’Obersalzberg, la maison Bechstein était à nouveau vide.
Alors qu'il vivait dans la maison Bechstein, Albert Speer a conçu une maison pour sa famille et un atelier pour son personnel.
En 1937, la maison et l'atelier sont terminés.

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 Dans son nouvel atelier, Hitler et Speer ont eu de longues conversations sur la disposition du "nouveau Berlin", "Germania" ou d'autres plans de construction majestueux.

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Albert Speer, à l'âge de 30 ans, déjà architecte en chef du Reich, et organisateur en chef de l'armement, était le plus jeune ministre d'Hitler. 

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Un architecte et artiste extrêmement doué, ses projets et les plans furent réalisés par Hitler, comme par exemple le bâtiment gigantesque de la Chancellerie du Reich à Berlin.

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Cet homme fut emprisonné pour vingt ans à Spandau. 
Il  fut  relâché  à l'âge  de  61  ans,  et  ses  mémoires  devinrent  un  des  plus  grands succès  de  l'après - guerre.

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 Albert Speer est décédé en Angleterre en 1981.

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