Obersalzberg

L'histoire d'une montagne

La maison "Wachenfeld"

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La maison Wachenfeld en 1924 .
Suite à sa libération de la prison de Landsberg le 20 déc 1924, Adolf Hitler vint tout d'abord habiter chez Dietrich Eckart sur l'Obersalzberg.
En 1924 Adolf Hitler loua une maison connue sous le nom de "Haus Wachenfeld" appartenant à une famille de commerçants de Hambourg.
Située à 3 kilomètres à l'est de Berchtesgaden, la maison "Wachenfeld" a été construite en 1916 pour un banquier appelé Winter, conseiller commercial de Buxtehude, comme petite maison de vacances (le premier nom de son épouse était Wachenfeld).

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L'emplacement privilégié du Berghof sur l'Obersalzberg, à une altitude de 1000 mètres, offre une vue magnifique sur Berchtesgaden et sur les montagnes environnantes :
le Watzmann, le Hoher Göll, l'Untersberg et le Kehlstein.
C'était une maison modeste, avec seulement une grande pièce et une cuisine sur l'étage principal.
Par sa demi-soeur Angela Raubal, Hitler a loué cette maison en 1927 pour 100 reichsmarks par mois (quelques sources l'indiquent en 1928), et il a fixé les droits de l'achat en 1932.
Il a acheté la maison en juin 1933 pour 40.000 Goldmarks (environ 580.000 €) grâce aux recettes de son livre "Mein Kampf et la fit rebaptiser "Berghof".

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Au cours des années 1935 à 1939, il en finança personnellement l'agrandissement.
La villa pittoresque "Wachenfeld" avec son toit de bardeaux soigné devait bientôt céder la place à un bâtiment  plus grand.
Avec ces travaux, la structure de l'habitation de l'Obersalzberg changea du tout au tout.
Souvent le Führer invitait des gens de différents domaines, des officiers, des savants, des économistes, des artistes, des chefs de parti importants ainsi que de vieux camarades de guerre chez lui à l'Obersalzberg.

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Ainsi il combinait des intérêts politiques et privés avec des conversations agréables qui duraient assez souvent jusqu'à l'heure du dîner.
La maison a malheureusement perdu de son caractère lors des transformations
La maison fut alors modifiée par l'ajout d'une véranda et d'un garage doté d'une terrasse au-dessus. 

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Mais la grande rénovation qui transforma le bâtiment en Berghof eut lieu en 1936.
Cette transformation comporta des extensions du bâtiment principal, l'ajout d'une aile et l'agrandissement du garage. 

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Un bâtiment annexe, destiné aux aides de camp, fut également construit.
Une aile fut ajoutée à la maison d'origine, elle-même surélevée d'un étage.
Avec près de 40 mètres de long sur 12 de profondeur, le tout abritait désormais trente pièces sur un sous-sol semi-enterré et trois niveaux, les deux premiers réservés aux réceptions et à l'habitation de Hitler, le troisième aux invités et à une partie du personnel.

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On accédait à l'entrée principale par un escalier d'une trentaine de marches en deux volées séparées par un petit palier.
Les garages ayant une fois encore été agrandis, la terrasse put l'être aussi.
D'une surface d'environ 130 mètres carrés et précédée d'un jardin d'hiver, elle fut dallée et une balustrade en pierre remplaça le bois d'origine.

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D'autres modifications eurent lieu en 1938.
Le jardin d'origine fut conservé, mais avec un nouveau pavement entourant des pelouses et des parterres de fleurs.
Raccordées à la résidence principale, la dépendance et l'aile supplémentaire accueillaient des chambres d'hôtes et de service, des bureaux, un cabinet de dentisterie, un salon de coiffure.

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Berghof

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Le Berghof de Hitler situé à une altitude de 1000 m, au pied du Hoher Göll.
Les opérations de reconversion commencèrent en mars 1936 et durèrent près de deux ans.
Elles furent réalisées par l'entreprise Hochtief.
Cent cinquante ouvriers et artisans motivés par la personnalité de leur client y mirent tout leur art.
Hochtief avait son siège à Francfort et jouissait d'une excellente réputation.
Elle construisait à l'époque le stade olympique de Berlin.
Elle sera ensuite impliquée dans la construction de la ligne Siegfried, du mur de l'Atlantique, de la maison du Kehlstein (le "nid d'aigle"), du bunker de la chancellerie à Berlin et de ceux de l'Obersalzberg.
Hochtief est encore aujourd'hui un des premiers opérateurs de BTP européens.

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Il est représenté ici après la troisième série de transformations qu'il dût subir, dans sa forme définitive. 
Le célèbre Berghof était la résidence secondaire de Hitler et l'Obersalzberg devint vite le deuxième siège du gouvernement d'Adolf Hitler. 

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Après la Wolfsschanze, la Tanière du Loup située en Prusse orientale et qui servit de quartier-général, le Berghof fut l'endroit où Hitler passa le plus de temps durant la seconde guerre mondiale.

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Avant celle-ci, entre 1927 et 1936, il y fut présent plus de six mois par an.

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On installait des lignes directes de la Reichskanzlei à Berlin. 

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Des réceptions pour des chefs d'états et des hommes politiques importants furent organisées comme par exemple pour le Prince Edward de Windsor (qui était encore pour quelque temps roi d'Angleterre), le roi Boris de Bulgarie, Mussolini, le dictateur de l'Italie et l'allié de Hitler, Chamberlain, le premier ministre de l'Angleterre, François Poncet, l'ambassadeur français, Schuschnigg, le premier ministre de l'Autriche, Daladier, le ministre des Affaires étrangères français, pour en nommer quelques uns.

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Le Ministère chargé de la propagante faisait publier de telles photos dans le monde entier.

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Le Berghof est connu du monde entier.

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Le grand hall au plafond à caissons est la plus grande et la plus célèbre pièce du Berghof.
Elle doit exprimer "l'harmonie des grandeurs" et, en conséquence, ses dimensions sont à couper le souffle :
12,70 mètres par 21.
Pour ne pas être totalement écrasante, elle est divisée en plusieurs zones sur trois niveaux.
Un petit palier surélevé d'abord, cinq marches plus bas une deuxième surface, plus vaste, organisée autour d'une gigantesque cheminée de marbre rouge et, enfin, après trois nouveaux degrés, un espace de réunion.

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Des photographies du grand perron, de l'entrée avec ses colonnes de marbre massives, du hall avec la grande fenêtre escamotable qui donnait vue sur la montagne d'Untersberg, étaient distribuées dans le monde entier par les photos-reporters de ce temps.

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Comme après la prise du pouvoir en 1933 des milliers de visiteurs se dirigeaient vers l'Obersalzberg, des permis de passage devinrent nécessaires et toute la région était déclarée "la zone du Fuehrer".
L'ameublement comprenait essentiellement des meubles en chêne massif et de lourds fauteuils et canapés tapissés.

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Une des caractéristiques du Berghof, c'était l'existence de cette énorme baie vitrée (châssis d'un seul tenant de 8m sur 4m et ses 90 vitres) de la salle de conférences qui pouvait coulisser  électriquement dans le sol et qui offrait une vue magnifique sur l'Untersberg.
Pour se faire une idée de cette fenêtre, dans le petit restaurant situé à proximité du Centre de Documentation, on remarque trois baies vitrées à peine plus petites que celle d'origine du Berghof y ont été créées en les orientant soigneusement dans la "bonne" direction, avec vue sur les montagnes.
Pour les plus attentifs, le nom de l'établissement est tout un programme : le Bergasthof (BERGastHOF)

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Dans son prolongement, la grande terrasse étaient situés les garages et le bowling.

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Le personnel d'Hitler se tenait toujours prêt afin d'assurer que celui-ci ne soit pas dérangé pendant son travail.
Ceux qui ne possédaient pas de maison à l'Obersalzberg logeaient au Berghof, y compris les secrétaires, afin d'être disponibles à tout moment.

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Des plantons, vêtus de vestes blanches et de pantalons noirs, travaillaient comme domestiques au Berghof.
Ces beaux jeunes hommes choisis par Sepp Dietrich devaient d'abord suivre un stage à l'école Hôtelière de "Pasing" et furent ensuite employés comme serveurs dans la maison d'Hitler.
Toujours soucieux que les banquets se déroulent sans problèmes il inspectait personnellement la table afin de s'assurer qu'aucune erreur n'avait été commise qui pourrait compromettre sa réputation d'hôte.
Les convives prennaient place autour d'une lourde table en chêne massif d'une vingtaine de places.
Décorée dans les tons rouges (pour les sièges et les tapis) et vert clair (pour les murs et les rideaux), la pièce était éclairée d'un seul côté par une large fenêtre à petits carreaux
Chaque invité trouvait à sa place une serviette placée dans un étui de papier à son nom.
Le repas était servi dans une porcelaine blanche.
Si l'hôte est de très haut niveau, les assiettes étaient en argent et aux armes de Hitler.

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Le Berghof fut détruit trois fois.
La première fois, le 25 avril 1945, partiellement par la British Royal Air Force.
La seconde fois, le 4 mai 1945, les troupes "SS" y mirent le feu au moyen de pétrole.
La troisième fois le 30 avril 1952 (procédure de destruction des autorités allemandes).

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Dans le Berghof

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Les gens de l'époque se représentaient le Berghof comme une ferme bien aménagée, d'une certaine importance et possédant un caractère rustique.
Ces critères disparurent après les transformations successives que subit la maison Wachenfeld.

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La transformation du Berghof alla de pair avec l'ascension et la puissance d’Hitler.
Le célèbre architecte Degano entreprit les premières petites transformations mais réussit à conserver néanmoins le style rustique de l'époque.
Etant donné que Hitler traçait lui-même ses plans, il était parfois difficile pour l'architecte de satisfaire les désirs du maître d'oeuvre.

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Cela tenait encore toutefois du raisonnable.
Lorsqu’Hitler devint Chancelier du Reich, les amis du parti ne cessèrent d'affluer à l'Obersalzberg.
Ils s'établirent tout d'abord dans les auberges avoisinantes.
Rudolf Hess s'occupa au début de traiter avec les propriétaires fonciers de l'époque dans le but d'acheter les maisons et les terrains.
Il eut ensuite à assumer des tâches politiques et ce fut Martin Bormann qui prit la relève.
Il se vit confier l'ensemble de l'organisation de l'Obersalzberg.
Il se chargea tout d'abord du "Berqhof" d'Hitler.

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Il l'agrandit considérablement en lui ajoutant un étage.
Sur la façade, un large escalier conduisait à un hall d'entrée de style gothique garni de colonnes de marbre.

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De là, on accédait à la célèbre salle de conférences avec sa fenêtre à coulisse.
A côté de la salle de conférences que nous venons de citer, se trouvaient encore un vestibule, une salle à manger, une salle de garde, une salle réservée au personnel, une grande cuisine et deux pièces pour les officiers d'ordonnance.

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Le hall de conférence est de grand style avec des plafonds lourds en bois taillé à la main et des lambris.
Meublé avec des tapis d'Orient de grande valeur, des tableaux, des objets d'art furent choisis et combinés avec beaucoup de goût, une cheminée en marbre italien et des fauteuils confortables.
Dans le coin un piano à queue "Bechsteill".
Hitler aimait jouer du piano pendant ses loisirs, son compositeur préféré était Richard Wagner.
C'était sans doute la pièce la plus impressionnante dans le Berghof.
Chaque invité, et surtout Hitler lui-même, ne pouvait que se sentir bien dans ce beau domicile alpin.
Au premier étage, il y avait les pièces d'habitation et la chambre d'Hitler ainsi que d'autres pièces destinées aux invités.

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Les garages se trouvaient au rez-de-chaussée, la chaufferie et le bowling un étage plus bas.
Seuls les matériaux les plus nobles furent utilisés.
Fenêtres à sertissures en plomb, meubles Biedermeier ou baroques, lampes de valeur, marbre, bois précieux, pierres naturelles et poêles de faïencé.

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Dans le bureau d'Adolf Hitler au Berghof, seuls des matériaux de première qualité furent utilisés dans l'aménagement.
Des tableaux et des livres de valeur, des tapis et des gobelins précieux complétaient l'intérieur.
Au moment des grands travaux d'aménagement, Hitler avait envisagé de dédier à ses livres un bâtiment particulier.
Il y avait finalement renoncé et 3000 livres, soigneusement reliés, trouvèrent place dans une bibliothèque, ainsi que sur des étagères disséminées dans le corps principal de la villa.
Pour la plupart retrouvés dans une mine de sel près de Berchtesgaden par les Américains en 1945, ils furent transportés aux États-Unis.
La bibliothèque du Congrès en conserve encore environ 1200.
Ceux que l'on n'avait pas eu le temps de mettre à l'abri furent soustraits par les premiers conquérants de l'Obersalzberg.

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Avant d'entreprendre les transformations, Bormann décida l'élargissement de la route allant de Berchtesgaden à l'Obersalzberg.
On établit également un nouveau tracé depuis Oberau.
En mars 1943, il ordonnera formellement à Bormann de ne plus rien y entreprendre.
Son secrétaire ne mettra pas longtemps à le faire changer d'avis, invoquant des raisons de sécurité pour entamer un projet de ville souterraine destinée à mettre les milliers d'occupants de l'Obersalzberg à l'abri des bombardements.
Bien que les grands pèlerinages populaires eussent été supprimés après l'invasion de l'URSS, l'Obersalzberg ne désemplissait pas et seule la Führersperrgebiet continuait à jouir de la tranquillité désormais très organisée de la montagne.
"Quand la guerre sera finie, je me chercherai une vallée bien tranquille et m'y bâtirai un chalet comme le premier",
soupira un jour le Führer qui semblait s'agacer de l'invasion de son plateau.

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Les travaux

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Hitler ayant fait le deuxième siège de son gouvernement à l'Obersalzberg, celui-ci fut transformé en un énorme chantier.
Martin Bormann fut délégué par Hitler pour superviser toute l'entreprise de construction.
Le terrain nécessaire fut exproprié.
Certains propriétaires de fiefs furent largement dédommagés.
Mais, il fallait parfois, pour chasser les habitants de l'Obersalzberg, les menacer d'amendes et de déportation dans les camps de concentration.
Le propriétaire de la Scharitzkehlalm, Simon Hölzl, se refusa d'obéir.
A la suite de quoi il reçut une réponse lapidaire de Bormann, le 4 avril 1940 :
"Il n'y a pas d'autre réponse possible à votre courrier du 10/02/1940 que l'envoi dans le camp de concentration de Dachau.
Je renonce pour l'instant à en faire la demande, je ne renouvellerai cependant en aucun cas votre contrat touchant à sa fin et ne paierai pas non plus le moindre dédommagement".
Le 18 janvier 1937, on célébra la dernière messe dans la chapelle Maria-Hilf.

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Trois propriétaires se partageaient désormais la partie haute de l'Obersalzberg :
Martin Bormann au nom du NSDAP (1014 hectares)
Adolf Hitler (8 hectares) et Hermann Goering (1 hectare).
Une fois les actes notariés établis, plus rien ne s'opposait à l'arrivée de l'armée des travailleurs devant métamorphoser les lieux.
On bâtit des casernes, des centres d'administration, des appartements pour les officiers, des maisons pour le personnel, même un jardin d'enfants ainsi qu'un genre de musée pour les maquettes des bâtiments en construction.
En été comme en hiver on y travaillait 24 heures sur 24.

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À la fin de la guerre, 2300 hommes y étaient stationnés.
De 1 700 habitants en 1933, le plateau était passé à 4300 en 1939, et plus encore dans les années suivantes.

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Les visites officielles sur le Berghof et au château de Klessheim

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03.09.1936 - Lloyd George
20.10.1937 - Aga Khan
22.10.1937 - Le Duc et la Duchesse de Windsor
24.10.1936 - Le Ministre italien des Affaires Etrangères, le Conte Giano
19.11.1937 - Le Ministre anglais des Affaires Etrangères, Lord Halifax
12.02.1938 - Le Chancelier autrichien, Kurt Schuschnigg.
15./16.09. 1938 - Neville Chamberlain, Premier Ministre britannique.
01.11.1938 - Le Prince héritier d'Italie, Umberto de Savoie.
21.11.1938 - Ambassadeur du Japon, Oshima -  Ambassadeur de Belgique, Davignon - Ambassadeur de Mandschuko, Lü-Y-Wen - Ambassadeur d'Albanie, Ficho - Ambassadeur de la République Dominicaine, Desprandel
24.11.1938 - Le Roi Carol de Roumanie

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06.01.1939 - Le Ministre polonais des Affaires Etrangères, le Colonel Beek
12./13.08.1939 - Le Ministre italien des Affaires Etrangères,le Conte Ciano
23.08.1939 - L'Ambassadeur anglais, Henderson
26.07.1940 - Le Premier Ministre roumain, Ion Gigurtu - Le Ministre roumain des Affaires Etrangères, Mihai Manoilescu
27.07.1940 - Le Premier Ministre bulgare, Bogdan Filoff - le Ministre bulgare des Affaires Etrangères, Ivan Vladimir Popoff
28.07.1940 - Le Président Slovaque, Josef Tiso - Le Premier Ministre slovaque, Adalbert Tuka - Le Ministre slovaque de l'Intérieur, Alexander Mach
28.08.1940 - Le Ministre italien des Affaires Etrangères, le Conte Ciano

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17.10.1940 - Maria José, épouse du Prince héritier d'Italie, Umberto
18.11.1940 - Le Ministre espagnol des Affaires Etrangères, Serrano Suner
18.11.1940 - Le Ministre italien des Affaires Etrangères, le Conte Ciano
17/18.11.1940 - Le Roi Boris de Bulgarie
19.11.1940 - Le Roi Léopold III de Belgique
29.11.1940 - Le Ministre yougoslave des Affaires Etrangères, Cincar-Markoviç
04.01.1941 - Le Premier Ministre bulgare, Bogdan Filoff
14.01.1941 - Le Premier Ministre roumain, le Général Antonescu
19.01.1941 - Mussolini et son Ministre des Affaires Etrangères, le Conte Ciano

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14.02.1941 - Le Premier Ministre yougoslave, Cvetkoviç
28.02.1941 - L'Ambassadeur du Japon, le Général Oshima
04.03.1941 - Le Prince régent Paul de Yougoslavie
11.05.1941 - L'Amiral Darlan
23.05.1941 - John Cudahy, Ambassadeur des Etats-Unis à Bruxelles en 1940/1941
06.06.1941 - Le dirigeant de l'Etat croate, Ante Paveliç
29./30.05.1942 - Au château de Klessheim et sur l'Obersalzberg : Mussolini et son Ministre des Affaires Etrangères, le Conte Ciano.

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12./13.04.1943 - Au château de Klessheim : le Chef de l'Etat roumain, Marschall Antonescu
16./17.04.1943 - Au château de Klessheim : le "Reichsverweser" hongrois, l'Amiral Horthy
22.04.1943 - Au château de Klessheim : le Président de l'Etat slovaque, Tiso et son Premier le Ministre Tuka
27.04.1943 - Au château de Klessheim : le dirigeant de l'Etat croate, Ante Paveliç, son Ministre des Affaires Etrangères, Dr. Budak et son Ministre d'Etat, Lorkoviç
03.05.1943 - Le Premier Ministre français, Pierre Laval
26./27.02.1944 - Au château de Klessheim : le Chef de l'Etat roumain, Marschall Antonescu
01.03.1944 - Au château de Klessheim : le Premier Ministre croate, Mandi et son Ministre des Affaires Etrangères, Periç

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16/17.03.1944 - Au château de Klessheim : le Prince Cyrill de Bulgarie
23/24.03.1944 - Au château de Klessheim : le Chef de l'Etat roumain, Marschall Antonescu
22/23.04.1944 - Au château de Klessheim : Mussolini
12.05.1944 - Au château de Klessheim : le Président de l'Etat slovaque, Tiso et le Premier Ministre slovaque, Tuka
27.05.1944 - Au château de Klessheim : le Premier Ministre hongrois, Szt6jay
27.05.1944 - L'Ambassadeur du Japon, le Général Oshima

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L'hôtel "Zum Türken".

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A proximité immédiate du Berghof, légèrement en amont, se trouvait la Türkenhausl. 
On raconte qu'elle fut construite jadis par un soldat de retour au pays après la guerre contre les Turcs.
Ses origines légendaires remontraient au 17è siècle.
Il est certain que l'endroit existait en tant que maison d'hôtes (60 chambres) en 1911 et obtenait un franc succès.

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En 1903, Karl Schuster, ancien maître de forges de la Purtschellerhaus du Hoher Göll, acquit le bâtiment.
C'était un excellent homme d'affaires qui transforma la maison en une hôtellerie fréquentée possédant sa propre boucherie.

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Avec le "Platterhof" (Pension Moritz) situé tout près, l'hôtel "Zum Türken" devint le lieu de rendez-vous des personnalités célèbres.
Le Prince-Régent Luitpold de Bavière, Johannes Brahms, Clara Schuhmann, Peter Rosegger, Richard Voss (l'auteur du roman "deux hommes") et même la Princesse royale Cécille et le Prince héritier Wilhelm de Prusse y séjournèrent.

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A la suite de remarques désobligeantes qu'il fit sur le nouveau régime, Karl Schuster dut faire face à des difficultés.
En 1933, Karl Schuster fut contraint de vendre sa maison et son commerce pour les SA, ensuite il fut par la suite arrêté.

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Lorsque Bormann se mit à construire le "domaine du Führer", il y installa le service de sécurité du Reich "RSO", les corps de garde ainsi que le quartier général des SS pendant la période nazie. 
L'unité de "brouillard" était stationnée à l'hôtel "Zum Türken".
Elle était responsable du camouflage en cas de raids aériens.
L'Obersalzberg était alors recouvert d'un nuage de fumée.

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Ils utilisèrent les locaux jusqu'en 1945. 
L'hôtel fut assez sévèrement touché lors de l'attaque aérienne du 25 avril 1945. 
Le gouvernement bavarois ordonna qu'en aucun cas ni aucune circonstance quiconque puisse se réinstaller sur l'Obersalzberg.
Après l'effondrement du Reich, Thérèse Partner, fille de Karl Schuster, demanda la restitution de ses biens aux autorités compétentes mais ne put néanmoins empêcher que la maison soit entièrement pillée.
Thérèse Partner fut autorisée à racheter les ruines de l'auberge "Zum Türken" qui avait appartenu et été dirigé par son père.

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En 1946, elle se mit à reconstruire l'hôtel dans des circonstances difficiles, pour la protéger contre plus amples dégradations et réussit ainsi à sauver la partie avant offrant un splendide panorama des environs.
Sur les ordres des autorités américaines, elle dût toutefois évacuer la maison une seconde fois.
Le local fut une fois de plus pillé et même des objets encastrés disparurent.

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Ce n'est qu'en mars 1949, dans le cadre de la restitution, que la propriété du bâtiment fut reconnue à son possesseur.
Le compromis nécessaire avec l'Etat de Bavière eut enfin lieu le 17 décembre 1949 et donna à Thérèse Partner la possibilité de racheter les ruines.
Malgré de nombreuses oppositions, elle se mit, un an plus tard, à aménager une habitation et un café.

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Aujourd'hui comme jadis, l'Hôtel Türken, en raison de sa situation et de son atmosphère agréable, compte parmi les hôtels les plus prisés de Berchtesgaden.
L'Hôtel Türken est souvent considéré comme le Berghof de Hitler car la vue sur Berchtesgaden et Salzbourg depuis le Berghof est la même que celle que l'on a des chambres de l'hôtel.

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Dans le "Türken" se trouve la seule entrée officielle vers le gigantesque complexe de bunkers, directement relié au Berghof, et encore ouverte au public.

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Un petit morceau du passé historique du "Türken".
La seule partie ouverte au public est le gigantesque complexe de bunkers.

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La serre

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Pour satisfaire les gouts culinaires des hauts personnages du parti, Bormann fit construire une serre de 120 mètres de long sur 26 de large.
Le sol et le climat rigoureux étaient nettement défavorables à une installation horticole de type classique.
Mais Bormann avait, semble-t-il, de l'argent à profusion, et il lui a été possible de remédier à ce problème.

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Alors que l'on vivait dans le reste de l'Allemagne selon la devise
"Cultiver des légumes et non des fleurs",
on fit ici exactement le contraire.

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Grâce à une installation moderne de climatisation, on réussit à obtenir dans l'immense serre le climat qui convenait.
On y fit pousser de nombreuses variétés de fleurs et on se livra à des expériences botaniques.

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On aménagea la cave de ce bâtiment à deux étages pour en faire une champignonnière.
Un jour, il y eut un violent orage accompagné de grêle qui détruisit la toiture vitrée.
Tout le monde pensa alors qu'il ne serait pas question d'entreprendre les réparations tant que durerait la guerre.

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Le verre était bien plus nécessaire dans les villes bombardées qu'ici, pour protéger des fleurs.
A ce moment là, Bormann était justement au quartier général du Führer.
Il suffit d'un télégramme pour qu'aussitôt "Le programme de constructions exceptionnelles du Führer" accordât les crédits et surtout le matériel nécessaire.
L'histoire suivante nous offre un autre exemple sur le gaspillage qu'il put y avoir.

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Hitler donna l'ordre à l'époque de tenir compte de la nature lors des travaux de construction et de l'épargner a tout prix.
On se mit alors à distribuer régulièrement de la nourriture au gibier et à installer des centaines de nichoirs.
Bormann voulait se rendre utile ici encore.

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Il commanda un rucher pour 100 essaims.
Un beau jour, on s'aperçût que l'emplacement était défavorable.
Bormann n'hésita pas à faire construire un deuxième rucher nettement plus grand en aval de la zone interdite.
Il avait même prévu un logement pour l'apiculteur engagé à cet effet et une remise pour les outils.

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Aujourd'hui, l'emplacement des serres sert de parking pour le personnel  et visiteurs de l'hôtel Kempinski.

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Les casernes

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La population de l'Obersalzberg s'accrût donc par la force des choses.

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Aussi décida-t-on de créer un corps spécial chargé de maintenir l'ordre et de veiller sur la sécurité des hautes personnalités.

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Ce corps spécial devint par la suite la garde personnelle d’Hitler.

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En 1937, on construisit sur le Bodnerfeld les casernes de la Waffen-SS de l'Obersalzberg avec un grand terrain d'entrainement et des stands de tir souterrains. 

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Elles étaient constituées d'un bâtiment pour le logement, un ménage (cuisine), un bâtiment d'entretien pour véhicules et de stockage long de 100 mètres, d’une salle de sport (gymnase), stand de tir souterrain (sous la cour), et d’un bâtiment servant de quartier général.
Tous étaient groupés en carré dont le central qui est utilisé pour la formation et l'inspection des gardes.

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Les exercices de tir dans les galeries souteraines faisaient partie de l'entraînement quotidiens tout comme les scéances de gymnastique dans la cour de la caserne.

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Les gardes au Berghof étaient choisies et fournies par les SS et appelées "Leibstandarte Adolf Hitler".
L' Oberst-Gruppenführer Sepp Dietrich fut le fondateur de la Leibstandarte.

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Cette unité fut responsable de la sécurité d'Hitler dès qu'il atteignit le pouvoir et accueillit les visiteurs de marque en présentant les armes sur le perron du Berghof.

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Le complexe a été gravement endommagé pendant les bombardements attaque avril 1945, et les ruines ont été rasées en 1951.
Les fondations des bâtiments, les caves, et d'un tunnel sont restés sous terre, jusqu’en  2001-2002.

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Depuis, l’emplacement est devenu un parcours de sport.

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Corps de garde

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Il était très difficile de s'approcher du Berghof.
Bientôt l'Obersalzberg ressemblait à une forteresse alpine.

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Pour la sécurité et la tranquillité d'Hitler, les clôtures ont été renforcées autour de son chalet, périmètre qui ne cessera de s'étendre.
Le périmètre 10 km² était clôturé et gardé sur 27 kilomètres au sein duquel les 3 kilomètres autour du Berghof étaient dénommés "zone réservée du Führer" (Führersperrgebiet).

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On dressa des barrages, et tous ceux qui habitaient et travaillaient dans la zone recevaient des laissez-passer. 

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A l'entrée de la zone interdite, le dernier poste de garde. 

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Les fondations sont encore visibles aujourd'hui.

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La Réserve de Charbon.

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Pour répondre aux besoins en énergie du complexe d'Obersalzberg, un bunker de stockage du charbon a été construit en 1940.
L'immense entrepôt de charbon situé entre la cité du Hintereck et la route du Platterhof à la Klaushöhe montre que pour les constructions, on ne connaissait aucune limite.

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Il fut construit en pierre et en béton par quelques centaines d'ouvriers italiens.
Après six mois de travaux, cette œuvre de maçonnerie, avec ses huit compartiments en béton armé, devait être utilisée.
Bormann arriva pour inspecter les travaux, alors commença la tragédie de cette construction.
Bormann trouva des joints irréguliers, aussi, ordonna-t-il de démolir toute la façade extérieure.

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Elle dut être refaite à neuf de telle sorte que les joints fussent réguliers.
Avant l'intervention de Bormann, la construction était revenue à 400 000 marks.
Ce changement insensé nécessita 370 000 marks supplémentaires.
On travailla un an à ce nouveau revêtement.

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Cet immense édifice en pierre et en béton pouvait contenir 10 000 mètres cubes de charbon, soit plus de 3500 tonnes.
Certaines des portes en bois d'origine ont été conservées.
Les camions à charbon déposaient leurs charges sur le sommet du Koksbunker, à partir d'une route située plus haut.
Des camions plus petits pouvaient alors être alimentés via les ouvertures des plafonds de ces salles.

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L'état de Koksbunker est particulièrement en bon état, bien qu'il a été incendié au début du mois de mai 1945 par des soldats alliés en proie à une rage aveugle, et que son contenu a été brûlé jusqu'en octobre 1945 !

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Seul le toit, adjacent à la chaussée est dans un état très détérioré et dangereux aujourd'hui.

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