Obersalzberg

L'histoire d'une montagne

Tentatives d'assassinat d'Hitler à Berchtesgaden

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Les Allemands décidèrent d'utiliser le cadre du Berghof pour assassiner Hitler.
Le 11 mars 1944, le capitaine von Breitenbuch s'y présenta armé dans l'idée de commettre l'attentat. 
Toutefois, la sécurité ne lui permit pas d'accéder au local occupé par le Führer.
Le 7 juin 1944, le colonel von Stauffenberg, auteur de l'attentat du 20 juillet 1944 en Prusse orientale, se proposa pour commettre un attentat à la bombe au Berghof. 
Toutefois, il n'était pas certain qu'Hitler et Goering seraient présents à la réunion planifiée et il n'obtint pas l'accord des autres conspirateurs.
Les alliés mirent également au point un attentant sous le nom de code d'Opération Foxley dont l'idée principale était de faire abattre Hitler par un sniper lors de sa promenade du Berghof vers la Teehaus.
Mis au point à l'aide des services secrets britanniques, l'Opération Foxley était prévue pour le 13 ou le 14 juillet 1944.
Il était prévu de parachuter deux hommes, un tireur d'élite et un autre parlant parfaitement l'allemand, aux abords du complexe de l'Obersalzberg. 
Les hommes seraient ensuite entrés dans le périmètre sécurisé pour commettre l'attentat.
Des informations, obtenues auprès d'un proche du Führer, permirent d'établir, qu'au Berghof, Hitler faisait très régulièrement une marche de 20 minutes aux alentours de dix heures. 
Durant cette promenade, se croyant intouchable au Berghof, il voulait être seul et se trouvait, à de multiples reprises, hors de vue des sentinelles postées sur le parcours.  
Les alliés s'adjoignirent le concours d'un antinazi de Salzbourg qui devait accueillir les deux parachutistes et les aider à pénétrer dans le complexe de l'Obersalzberg.
Churchill marqua son accord à l'exécution du plan.
Le projet d'attentat ne fut toutefois pas mis en pratique car les alliés hésitaient sur les conséquences d'une telle opération.
D'une part, Hitler était mauvais stratège et paralysait régulièrement sa propre armée. 
On craignit son remplacement par un militaire compétent, à l'exemple de Rommel, ou par un nazi fanatique comme Himmler.
Par ailleurs, à l'été 1944, la victoire ne faisait plus de doute pour les alliés et ceux-ci estimèrent, qu'en cas d'attentat contre la personne d'Hitler, il y avait un risque potentiel de le transformer en martyr. 
On craignait aussi de faire germer l'idée que l'Allemagne n'avait été vaincue qu'à cause de la mort d'Hitler, ce qui présentait de gros risques pour la stabilité future du pays. 
Lors du conflit précédent, le mythe de la défaite allemande occasionnée par le "coup de poignard dans le dos" asséné par les ennemis de l'intérieur avait été exploité par les nazis et avait débouché sur un nouveau conflit.
Partisans et adversaires de l'opération s'affrontèrent longuement et on ne parvint pas à se mettre d'accord sur son exécution.
L'attentat de von Stauffenberg, en juillet 1944, déboucha sur un renforcement de la sécurité autour de la personne du Führer, ce qui compliqua la mise en œuvre du projet allié.
En novembre 1944, Hitler quitta définitivement le Berghof. 
Il se suicida dans son bunker de Berlin le 30 avril 1945 dans le bunker de la chancellerie à Berlin.

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Eva Braun

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Eva Braun née le 6 février 1912 à Munich et morte le 30 avril 1945 à Berlin était la fille d'un instituteur.
Elle était une jeune fille moderne et pleine de vie.
Hitler la trouvait très attirante et elle était véritablement fascinée par cet homme de 40 ans
Cette amitié, légère au début, allait devenir une liaison qui dura seize ans.
Au départ, elle loge chez Heinrich Hoffmann, ce qui permet à Hitler de venir chez lui la rencontrer, officiellement pour chercher des photographies
Eva Braun qui avait 17 ans à l'époque, ne se doutait certainement pas du tout des conséquences graves qu'aurait cette liaison.
Au Berghof, c'était une femme calme et discrète.
La première rencontre entre Hitler et Eva Braun eut lieu au début d'octobre 1929 dans le magasin de photo d'Heinrich Hoffmann ou Eva Braun travaillait comme assistante au laboratoire de photo.
Hoffmann était le photographe préféré d'Hitler.

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  On sait peu de choses sur les deux premières années de leur relation, mais quelques années plus tard elle devenait la maitresse de maison du Berghof, un rôle rempli jadis par la sœur d'Hitler, Paula.

Eva ne s'intéressait jamais ni à la politique ni aux activités politiques.
Son profond désir de devenir l'épouse d'Adolf Hitler se réalisa dans de tristes circonstances, à la Chancellerie du Reich à Berlin, le 29 avril 1945, peu avant sa destruction.
Goebbels et Bormann étaient les témoins.
A part les visites, il n'y eut pas beaucoup d'animation au Berghof.
Les visiteurs réguliers au Berghof comprenaient les épouses des proches collaborateurs d'Hitler ainsi que les sœurs et quelques amies d'Eva Braun.
On invitait parfois des stars du cinéma ou du monde sportif pour un peu de détente.
Eva Braun trouva une occupation en filmant tous les événements à l'Obersalzberg.

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Le traité de Versailles

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C'est le 11 novembre 1918 qu'est signé l'armistice entre l'Allemagne, la France et ses alliés mettant fin à 4 années de guerre.
Le traité de Versailles mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Il fut signé, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne, d'une part, et les Alliés, d'autre part.
Le traité avait été préparé par la Conférence de paix (tenue à Paris, du 18 janvier 1919 au 10 août 1920) qui élaborait notamment les quatre traités "secondaires" de Saint-Germain-en-Laye, du Trianon, de Neuilly-sur-Seine et de Sèvres.
Bien que cette conférence ait réuni 27 États (vaincus exclus), les travaux furent dominés par une sorte de "directoire" de quatre membres.

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Georges Clémenceau (président du Conseil ou premier ministre) pour la France.
David Lloyd George (premier ministre) pour la Grande-Bretagne.
Vittorio Emanuele Orlando (ministre-président) pour l'Italie.
Thomas Woodrow Wilson (président) pour les États-Unis.
Ces personnalités ont exercé une influence déterminante dans le traité de paix.
A eux quatre, ils ont rédigé le traité qui va s'imposer aux 32 puissances qui vont se réunir dans la galerie des glaces du château de Versailles.
Et surtout à l'une d'entre elles : l'Allemagne.

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Les clauses du traité Le traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses
1. Territoriales (par exemple, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la perte de toutes les colonies d'Afrique aux mains de ses rivales, la France et la Grande-Bretagne : le Cameroun, le Togo, le Tanganyika et le Südwestafrika ou Namibie).
L'Allemagne va perdre 15% de son territoire et 10% de sa population.
La France récupère l'Alsace-Lorraine perdue en 1871.
La Belgique annexe quelques villes frontalières avec l'Allemagne.
Le Danemark récupère certains territoires perdus en 1864 après la guerre contre l'Autriche et la Prusse.
La Sarre, riche en charbon, est placée sous administration internationale pendant 15 ans.
La rive gauche du Rhin allemande est démilitarisée (mais non occupée).
La Prusse orientale qui reste allemande est séparée de l'Allemagne par le corridor polonais qui aboutit à la ville libre de Dantzig.
L'empire colonial allemand est partagé entre la France qui annexe le Togo et de la partie allemande du Cameroun, tandis que la Belgique reçoit le Rwanda et le Burundi.
Le Royaume-Uni s'empare de la Tanzanie et l'Afrique du Suds'installe dans le Sud-Ouest africain (Namibie).
Les concessions allemandes installées en Chine sont aussi perdues.

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2. Militaires (p. ex., la réduction des armements en canons et en avions ainsi que des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la surveillance d'une Commission de contrôle interalliée).
Les vainqueurs décident de désarmer l'Allemagne afin de la priver des moyens nécessaires à la guerre moderne tels qu'on a pu les voir à l'œuvre pendant la guerre de 1914-1918.
L'armée allemande doit livrer une grande partie du matériel dont elle dispose encore après quatre années de guerre.
Elle doit surtout abandonner son artillerie lourde, son aviation militaire et sa flotte de guerre (qui se sabordera en Écosse).
L'Allemagne doit renoncer au service militaire et se contenter d'une armée de 100 000 hommes recrutés comme engagés volontaires.
Une grande partie des officiers, sous-officiers de carrière se trouvent ainsi privés d'emploi ou bien sont rétrogradés dans l'armée donc déclassés socialement.
Le matériel nécessaire est de ce fait moins important et ne compte ni artillerie lourde, ni chars d'assaut ni aviation de combat.
L'industrie sidérurgique allemande si importante pour l'économie du pays est ainsi privée d'une grande partie de ses débouchés.

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3. Economiques (en tant que responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le montant des dommages subis par les Alliés).
Malgré les mises en garde de certains économistes, les vainqueurs veulent faire payer à l'Allemagne le coût de la guerre.
L'Allemagne doit verser, en étalant sur plusieurs années, une indemnité de 132 milliards de marks-or (si on prend en compte la valeur en or du mark en 1914 cela équivaut à près de 360 tonnes d'or fin !).
Elle doit faire des livraisons gratuites de matériel industriel et de produits agricoles pour compenser la production insuffisante de certains pays, comme la France, où les dégâts ont été importants.
L'Allemagne doit abandonner les droits qu'elle détient sur les brevets de nombreux produits industriels, ce qui va favoriser ses concurrents étrangers.
Dans l'obligation d'accepter ces dures conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat.

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Le traité de Versailles, 1919 (Extraits).
Art. 42. Il est interdit à l'Allemagne de maintenir ou de construire des fortifications, soit sur la rive gauche du Rhin, soit sur la rive droite, à l'ouest d'une ligne tracée à 50 kilomètres de ce fleuve.
Art. 43. Sont également interdits dans la zone définie à l'article 42, l'entretien ou le rassemblement de forces armées (…) 
Art. 51. Les territoires cédés à l'Allemagne (…) par le traité de Francfort du 10 mai 1871 sont réintégrés dans la souveraineté française à dater de l'armistice du 11 novembre 1918.
Art. 119. L'Allemagne renonce, en faveur des principales puissances alliées et associées, à tous ses droits et titres sur ses possessions d'outre-mer.
Art. 160. (…) la totalité des effectifs de l’armée des États qui constituent l'Allemagne ne devra pas dépasser 100000 hommes (…)
Art. 171. (…) Sont également prohibés la fabrication et l'importation en Allemagne des chars blindés, tanks (...)
Art. 198. Les forces militaires de l'Allemagne ne devront comporter aucune aviation militaire ni navale.
Art. 231. Les gouvernements alliés et associés déclarent, et l’Allemagne le reconnaît, que l’Allemagne et ses alliés sont responsables pour les avoir causés, de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les gouvernements alliés et associés et leurs nationaux en conséquence de la guerre qui leur a été imposée par l’agression de l’ Allemagne et de ses alliés.
Art. 232. Les gouvernements (…) exigent (…), et l’Allemagne en prend l’engagement, que soient réparés tous les dommages causés à la population civile des (…) alliés (…) et à ses biens.

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Le traité de Versailles fut rédigé en français et en anglais, les deux versions faisant également autorité.
Le texte portait le titre Conditions de paix – "Conditions of Peace".
C'était la première fois depuis le traité de Rastatt de 1714 (qui mettait fin à la guerre de Succession d'Espagne) que le français n'était plus la seule langue officielle de la diplomatie occidentale.
Cet acte consacrait le français comme langue diplomatique en Europe, puisque la convention de Vienne en 1736 et le traité d'Aix-la-Chapelle en 1748 furent également rédigés en français.
Mêmes les traités signés entre des pays dont le France ne figurait pas furent par la suite rédigés en français.
C'est pourquoi le traité de Versailles de 1919 constitue une date nouvelle dans la diffusion du français et son affrontement avec l'anglais.

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Il semble que le représentant de la France, Georges Clémenceau, ait accepté que l'anglais devienne à côté du français la langue de travail de la Conférence de paix de Paris.
En raison de sa connaissance de l'anglais, (il avait épousé une Américaine et séjourné aux États-Unis), Clémenceau avait accédé à la demande de David Lloyd George (Grande-Bretagne) et de Thomas Woodrow Wilson (États-Unis).
Le représentant de l'Italie, Vittorio Orlando, ayant dû être d'accord.
En réalité, l'argument de poids n'était pas vraiment la mauvaise connaissance du français de la part du président américain Woodrow Wilson, mais le fait que la guerre n'avait été gagnée que grâce à l'intervention américaine.
Il y eut un prix à payer.

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Ce sont les Américains et les Britanniques qui ont imposé l'anglais comme "seconde langue officielle" lors des négociations. Leur succès devait avoir des conséquences importantes.
Paradoxalement, le Sénat des États-Unis refusa en novembre 1919 de ratifier le traité de Versailles, mais le statut de la langue anglaise venait néanmoins d'être reconnu au plan international avec l'accord de la France.
Par la suite, l'anglais supplantera progressivement le français dans la plupart des documents juridiques internationaux.
Cette situation humiliante pour les vaincus favorisera les revendications de la part des groupes nationalistes allemands, en particulier chez les nazis, ce qui allait entraîner, d'une part, les conditions d'une revanche, d'autre part, l'avènement de la Seconde Guerre mondiale.
En 1939, le monde plongera dans la deuxième guerre mondiale faisant 60 millions de mort.

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La conséquence indirecte en Europe sera la "Guerre froide", dont la fin symbolique sera la chute du "Mur de Berlin" le 9 novembre 1989, soit 70 ans après la fin de la première guerre mondiale.

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Le Parti !

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Dans ce chapitre, je vous propose un résumé sur :

1. La Fondation Du Parti NSDAP 1919 -1923.
2. Quelques Points Du Programme Du NSDAP
3. L'organisation du Parti
4. Premier Congrès Du Parti Nazi
5. Le Coup D'Etat du 9 Novembre 1923
6. Le procès et le verdict d'Hitler

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1. La Fondation Du Parti NSDAP 1919 -1923.

Une nouvelle vie commençait pour Adolf Hitler.
Il devenait officier d'éducation à Munich et débutait comme orateur politique et éducateur.
Il était chargé de participer à une réunion du "Parti Allemand des Ouvriers"  sans doute il ne s'imaginait guère que cette soirée n'allait pas déterminer seulement son propre avenir.
La première réunion avait lieu dans une salle séparée, la "Leibzimmer" dans le Stemeckbräu à Munich.
Entre 20 et 25 personnes y étaient réunies et Hitler sentait tout de suite sa chance.
Ce groupe ne pouvait pas encore être appelé un parti politique, c'était plutôt un club de discussions, fondé par l'ajusteur Anton Drexler (1884-1942).
Leur programme était une combinaison bizarre de socialisme, nationalisme et antisémitisme
L'arrière plan social du DAP restait encore assez obscur.
Mais on offrait au moins une brochure qui portait le titre "Mon réveil politique", écrite par Anton Drexler.
Quelques jours plus tard Hitler reçut une nouvelle invitation de participer à une réunion du groupe dans le restaurant "Altes Rosenbad" et aussi l'information qu'il était admis dans le parti.
Ce parti avait alors 6 membres Hitler était le septième, et le DAP devint le NSDAP (Le parti nationalsocialiste des Ouvriers Allemands).
Son organisateur s'appelait Adolf Hitler.
Dans la salle des fêtes du "Hofbräuhaus" à Munich, Hitler annonçait les 25 points fameux du programme du parti à une assistance assez nombreuse grâce à une propagande efficace.

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2. Quelques Points Du Programme Du NSDAP

Réunion de tous les Allemands selon le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes dans une "Grande Allemagne".
Des colonies pour le surplus de la population.
Egalité du peuple allemand avec les autres nations.
L'annulation du Traité de paix de Versailles.
La lutte contre les criminels qui avaient violé le droit et l'ordre du peuple.
Les devoirs les plus importants de l'état envers ses citoyens.
D'abord garantir la possibilité de gagner de l'argent pour vivre.
S'il n'est pas possible de nourrir la population totale.
Expulsion des étrangers.
Expulsion immédiate de tous étrangers immigrés après la Première Guerre Mondiale.
On promit aux ouvriers :
-la confiscation des gains de guerre.
- l'abolition des revenus gagnés "sans travail et sans peine".
Expropriation de terrain pour cause d'utilité publique sans remboursement.
Participation aux bénéfices des grandes entreprises.
Extension des pensions de vieillesse et des réformes sociales.
Les réunions ne se passaient pas sans désordre.
Il y avait des protestations, mais la majorité acceptait les propositions d'Hitler dans l'espoir d'un avenir meilleur sans faim et sans chômage
Rapidement le parti gagnait des amis important.
Le président de la police de Munich Pöhner, l'employé Frick qui allait devenir dix ans plus tard le Ministre des Affaires étrangères du Reich.
Hitler fondait bientôt la maison d'édition "Völkischer Beobachter" au moyen de laquelle son ami l'écrivain Dietrich Eckart répandait les idées du national-socialisme.
La reconstruction du Reich allemand.
La lutte contre le communisme et le marxisme.

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3. L'organisation Du Parti.

Les débuts d'une organisation de grand style demandaient un emblème de parti, car Hitler était convaincu qu'une organisation sans symbole semblerait molle et inopérante.
Il se rappelait son temps d'interne au couvent à Lambach dont le blason l'avait tellement fasciné.
Alors il créa la Croix Gammée, une croix tournant à l'avant dans un cercle blanc encadré de rouge.
Bientôt les membres du parti se promenaient avec des brassards rouges ornés de la croix gammée.
Au mois de Juin 1921 Hitler prit le commandement du NSDAP.
Le parti s'agrandissait, ont tenait beaucoup de réunions qui provoquaient de graves conflits avec les communistes.
La SA imposait le calme et l'ordre ce qui entrainait des blessés et même des morts.
Avec ses réunions et ses SA le parti était devenu une force à Munich.
La SA devenait graduellement une armée de millions d'hommes, les "bataillons bruns", une section puissante du parti et aussi sa formation mobile sa garde politique.
La première grande démonstration de la SA eut lieu à l'occasion d'une grande protestation à Munich contre l'adoption d'une loi concernant la protection de la république.
Pour la première fois en Octobre 1922, le NSDAP étendit son activité hors de Munich.
Des groupements nationalistes avaient invité Hitler à participer au "Jour Germanique" à Cobourg en lui demandant d'emmener quelques compagnons.
Sans hésiter, il désigna huit centuries de SA comme accompagnement et entra à Cobourg, les drapeaux flottants.
Il y eut des combats de rue sévères d'où la SA sortit victorieuse.
L'intervention efficace de la SA eut pour résultat que Cobourg fut la première ville allemande à avoir un maire National Socialiste.

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4. Premier Congrès Du Parti Nazi.

Le 24 Février 1920 le parti avait été fondé, le 27 Janvier 1923, le Premier Congrès du parti nazi avait lieu sur le Champ de Mars à Munich.
Le gouvernement bavarois était contre ce congrès du parti nazi car l'influence du NSDAP était déjà trop forte.
L'organisation avait même fondé une maison d'édition et commençait à éditer un journal du parti, le "Volkischer Beobachter" (l'Observateur populaire).
Le désordre s'agrandissait, les communistes et les national-socialistes se battaient.
Ils mobilisaient constamment leurs partisans pendant des réunions de masse.
Entre temps la dévaluation était arrivée à son point culminant, la situation économique était chaotique, le mark était devenu la devise la plus faible du monde.
Mais le gouvernement n'y pouvait rien.
La conséquence de tout cela entraina la constitution d'un gouvernement Stresemann, ce chancelier était un politicien national-libéral, mais lui non plus ne pouvait changer la situation désastreuse de l'Allemagne.
Le Reich menaçait de s'écrouler.
Les séparatistes sentaient leur chance d'obtenir l'indépendance de la Bavière et son autonomie.
Il fallait l'empêcher, et sur ce point Hitler était du même avis que le gouvernement.
Seule une Allemagne unie pourrait retrouver son pouvoir et sa force.
Alors Hitler luttait aussi contre les séparatistes lors de manifestations.

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5. Le Coup D'Etat Du 9 Novembre 1923.

Le 8 novembre 1923 le commissaire en chef von Kahr avait convoqué une réunion dont le sujet était l'organisation économique et l'unité du peuple allemand.
L'Atmosphère était assez calme, et alors personne ne se doutait du fait que Hitler et ses intimes (Hauptmann, Göring, Général Ludendorff, Colonel Kriebel, Scheubner, Richter,Ulrich Graf, le gradué de Harvard Hanfstaengl, le fonctionnaire du parti Max Amann et l'étudiant de géopolitique Rudolf Hess) avaient envisagé un coup d'état.
Le "Bund Oberland" et la SA s'étaient déjà formés et, après être entrés en ville, avaient occupé les points névralgiques de la ville.
Le "Bürgerbaukeller" était entouré de même.
Hitler entra dans salle, tira un coup de révolver vers le plafond pour attirer l'attention générale et cria :
"La révolution nationale vient d'éclater !"
Le triumvirat (Commissaire en chef von Kahr, Géneral von Lussow et Colonel Ritter von Seisser, le chef de la police bavaroise) rencontrèrent Hitler, Hess et Ludendorff dans une pièce à côté et donnèrent leur approbation à ce coup d'état.
Hitler réapparut à la tribune et proclama la nouvelle liste des ministres de la révolution nationale.
Des nouvelles de difficultés en ville le faisaient quitter la salle en laissant von Kahr, Lossow et Seisser sous la responsabilité du Général Ludendorff.
Quand Hitler revint, Ludendorff avait mis ces messieurs en liberté sur leur parole d'honneur.
Une heure plus tard le triumvirat retira l'approbation et dissout le NSDAP.
La révolution était trahie.
Von Kahr faisait mobiliser contre Hitler et ses adhérents.
Le 9 novembre une démonstration se formait et alors commença ce qu'on allait appeler "La marche vers la Feldherrnhalle".
Mené par les organisateurs du coup d'état une colonne se mettait en marche en direction de la Feldhermhalle.
La gendarmerie était déjà sur place, et un coup de fusil, probablement tiré par hasard, provoquait l'ordre d'ouvrir le feu de la part du lieutenant de police Von Godin.
Les émeutiers répondaient par des coups de fusil, eux aussi. Bientôt la place fut couverte de morts et de blessés. Hitler et Göring étaient blessés, Scheubner-Richter était mort.
Göring réussit à s'enfuir en Haute Autriche tandis que Hitler, Ludendorff,. Kriebel, Pernet, Dr. Weber, Frick, Pöhner, Brückner, Wagner et Dietrich Eckart étaient arrêtés.

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6. Le procès et le verdict d'Hitler.

Le 26 Février 1924 fut le premier jour du procès à la cour de Munich.
L'accusation contre Hitler et ses adhérents est la haute trahison.
Les accusés entrèrent dans la salle d'audience.
Hitler, portant la Croix de fer était décidé à lutter avec fermeté et agressivité.
Dès le premier jour du procès, il fut évident qu'Hitler jouerait le rôle dominant du procès.
A peine avait-il prononcé les premières phrases qu'on savait qu'il ne se sentait pas l'accusé, mais l'accusateur.
Il prit la responsabilité de tout ce qui s'était passé, mais il récusait vivement l'accusation de haute trahison en donnant la raison suivante : on ne pouvait pas accuser de haute trahison quelqu'un qui s'était chargé de rendre à l'Allemagne sa place dans le monde et de lui redonner son honneur, après le temps du déshonneur.
Ces phrases, prononcées avec beaucoup d'astuce, ne tardaient pas à faire effet.
Les accusateurs et le président se laissaient convaincre par ses discours excellents et le verdict s'en ressentit.
Le verdict fut proclamé le 31 mars 1924.
Hitler, Weber, Pöhner, Kriebel - CINQ ANS d'arrêt de forteresse avec sursis après six mois.
Wagner, Frick, Brückner UN AN et six mois.
Ludendorff déclaré non-coupable.
Les condamnés furent emprisonnés dans la forteresse Landsberg.
La cellule d'Hitler (Nr. 7) se trouvait au premier étage, la cellule à côté, Nr. 8, était celle de Kriebel, Weber, le chef du Bund Oberland, se trouvait dans la cellule Nr. 9.
Les autres prisonniers se trouvaient au rez-de-chaussée pour éviter tout contact avec les camarades.
Hitler se décida à écrire un livre, "Mein Kampf" dont les recettes lui permirent d'acheter plus tard la maison "Wachenfeld" sur l'Obersalzberg.
Le 20 décembre 1924 Hitler fut relâché avant l'expiration de la peine.

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Les travaux

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Hitler ayant fait le deuxième siège de son gouvernement à l'Obersalzberg, celui-ci fut transformé en un énorme chantier.
Martin Bormann fut délégué par Hitler pour superviser toute l'entreprise de construction.
Le terrain nécessaire fut exproprié.
Certains propriétaires de fiefs furent largement dédommagés.
Mais, il fallait parfois, pour chasser les habitants de l'Obersalzberg, les menacer d'amendes et de déportation dans les camps de concentration.
Le propriétaire de la Scharitzkehlalm, Simon Hölzl, se refusa d'obéir.
A la suite de quoi il reçut une réponse lapidaire de Bormann, le 4 avril 1940 :
"Il n'y a pas d'autre réponse possible à votre courrier du 10/02/1940 que l'envoi dans le camp de concentration de Dachau.
Je renonce pour l'instant à en faire la demande, je ne renouvellerai cependant en aucun cas votre contrat touchant à sa fin et ne paierai pas non plus le moindre dédommagement".
Le 18 janvier 1937, on célébra la dernière messe dans la chapelle Maria-Hilf.

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Trois propriétaires se partageaient désormais la partie haute de l'Obersalzberg :
Martin Bormann au nom du NSDAP (1014 hectares)
Adolf Hitler (8 hectares) et Hermann Goering (1 hectare).
Une fois les actes notariés établis, plus rien ne s'opposait à l'arrivée de l'armée des travailleurs devant métamorphoser les lieux.
On bâtit des casernes, des centres d'administration, des appartements pour les officiers, des maisons pour le personnel, même un jardin d'enfants ainsi qu'un genre de musée pour les maquettes des bâtiments en construction.
En été comme en hiver on y travaillait 24 heures sur 24.

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À la fin de la guerre, 2300 hommes y étaient stationnés.
De 1 700 habitants en 1933, le plateau était passé à 4300 en 1939, et plus encore dans les années suivantes.

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La maison "Wachenfeld"

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La maison Wachenfeld en 1924 .
Suite à sa libération de la prison de Landsberg le 20 déc 1924, Adolf Hitler vint tout d'abord habiter chez Dietrich Eckart sur l'Obersalzberg.

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En 1924 Adolf Hitler loua une maison connue sous le nom de "Haus Wachenfeld" appartenant à une famille de commerçants de Hambourg.
Située à 3 kilomètres à l'est de Berchtesgaden, la maison "Wachenfeld" a été construite en 1916 pour un banquier appelé Winter, conseiller commercial de Buxtehude, comme petite maison de vacances (le premier nom de son épouse était Wachenfeld).

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L'emplacement privilégié du Berghof sur l'Obersalzberg, à une altitude de 1000 mètres, offre une vue magnifique sur Berchtesgaden et sur les montagnes environnantes :
le Watzmann, le Hoher Göll, l'Untersberg et le Kehlstein.

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C'était une maison modeste, avec seulement une grande pièce et une cuisine sur l'étage principal.
Par sa demi-soeur Angela Raubal, Hitler a loué cette maison en 1927 pour 100 reichsmarks par mois (quelques sources l'indiquent en 1928), et il a fixé les droits de l'achat en 1932.
Il a acheté la maison en juin 1933 pour 40.000 Goldmarks (environ 580.000 €) grâce aux recettes de son livre "Mein Kampf et la fit rebaptiser "Berghof".

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Au cours des années 1935 à 1939, il en finança personnellement l'agrandissement.
La villa pittoresque "Wachenfeld" avec son toit de bardeaux soigné devait bientôt céder la place à un bâtiment  plus grand.
Avec ces travaux, la structure de l'habitation de l'Obersalzberg changea du tout au tout.
Souvent le Führer invitait des gens de différents domaines, des officiers, des savants, des économistes, des artistes, des chefs de parti importants ainsi que de vieux camarades de guerre chez lui à l'Obersalzberg.

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Ainsi il combinait des intérêts politiques et privés avec des conversations agréables qui duraient assez souvent jusqu'à l'heure du dîner.
La maison a malheureusement perdu de son caractère lors des transformations
La maison fut alors modifiée par l'ajout d'une véranda et d'un garage doté d'une terrasse au-dessus. 

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Mais la grande rénovation qui transforma le bâtiment en Berghof eut lieu en 1936.
Cette transformation comporta des extensions du bâtiment principal, l'ajout d'une aile et l'agrandissement du garage. 

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Un bâtiment annexe, destiné aux aides de camp, fut également construit.
Une aile fut ajoutée à la maison d'origine, elle-même surélevée d'un étage.
Avec près de 40 mètres de long sur 12 de profondeur, le tout abritait désormais trente pièces sur un sous-sol semi-enterré et trois niveaux, les deux premiers réservés aux réceptions et à l'habitation de Hitler, le troisième aux invités et à une partie du personnel.

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On accédait à l'entrée principale par un escalier d'une trentaine de marches en deux volées séparées par un petit palier.
Les garages ayant une fois encore été agrandis, la terrasse put l'être aussi.
D'une surface d'environ 130 mètres carrés et précédée d'un jardin d'hiver, elle fut dallée et une balustrade en pierre remplaça le bois d'origine.

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D'autres modifications eurent lieu en 1938.
Le jardin d'origine fut conservé, mais avec un nouveau pavement entourant des pelouses et des parterres de fleurs.
Raccordées à la résidence principale, la dépendance et l'aile supplémentaire accueillaient des chambres d'hôtes et de service, des bureaux, un cabinet de dentisterie, un salon de coiffure.

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Berghof

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Le Berghof de Hitler situé à une altitude de 1000 m, au pied du Hoher Göll.
Les opérations de reconversion commencèrent en mars 1936 et durèrent près de deux ans.
Elles furent réalisées par l'entreprise Hochtief.
Cent cinquante ouvriers et artisans motivés par la personnalité de leur client y mirent tout leur art.
Hochtief avait son siège à Francfort et jouissait d'une excellente réputation.
Elle construisait à l'époque le stade olympique de Berlin.
Elle sera ensuite impliquée dans la construction de la ligne Siegfried, du mur de l'Atlantique, de la maison du Kehlstein (le "nid d'aigle"), du bunker de la chancellerie à Berlin et de ceux de l'Obersalzberg.
Hochtief est encore aujourd'hui un des premiers opérateurs de BTP européens.

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Il est représenté ici après la troisième série de transformations qu'il dût subir, dans sa forme définitive. 
Le célèbre Berghof était la résidence secondaire de Hitler et l'Obersalzberg devint vite le deuxième siège du gouvernement d'Adolf Hitler. 

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Après la Wolfsschanze, la Tanière du Loup située en Prusse orientale et qui servit de quartier-général, le Berghof fut l'endroit où Hitler passa le plus de temps durant la seconde guerre mondiale.

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Avant celle-ci, entre 1927 et 1936, il y fut présent plus de six mois par an.

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On installait des lignes directes de la Reichskanzlei à Berlin. 

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Des réceptions pour des chefs d'états et des hommes politiques importants furent organisées comme par exemple pour le Prince Edward de Windsor (qui était encore pour quelque temps roi d'Angleterre), le roi Boris de Bulgarie, Mussolini, le dictateur de l'Italie et l'allié de Hitler, Chamberlain, le premier ministre de l'Angleterre, François Poncet, l'ambassadeur français, Schuschnigg, le premier ministre de l'Autriche, Daladier, le ministre des Affaires étrangères français, pour en nommer quelques uns.

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Le Ministère chargé de la propagante faisait publier de telles photos dans le monde entier.

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Le Berghof est connu du monde entier.

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Le grand hall au plafond à caissons est la plus grande et la plus célèbre pièce du Berghof.
Elle doit exprimer "l'harmonie des grandeurs" et, en conséquence, ses dimensions sont à couper le souffle :
12,70 mètres par 21.
Pour ne pas être totalement écrasante, elle est divisée en plusieurs zones sur trois niveaux.
Un petit palier surélevé d'abord, cinq marches plus bas une deuxième surface, plus vaste, organisée autour d'une gigantesque cheminée de marbre rouge et, enfin, après trois nouveaux degrés, un espace de réunion.

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Des photographies du grand perron, de l'entrée avec ses colonnes de marbre massives, du hall avec la grande fenêtre escamotable qui donnait vue sur la montagne d'Untersberg, étaient distribuées dans le monde entier par les photos-reporters de ce temps.

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Comme après la prise du pouvoir en 1933 des milliers de visiteurs se dirigeaient vers l'Obersalzberg, des permis de passage devinrent nécessaires et toute la région était déclarée "la zone du Fuehrer".
L'ameublement comprenait essentiellement des meubles en chêne massif et de lourds fauteuils et canapés tapissés.

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Une des caractéristiques du Berghof, c'était l'existence de cette énorme baie vitrée (châssis d'un seul tenant de 8m sur 4m et ses 90 vitres) de la salle de conférences qui pouvait coulisser  électriquement dans le sol et qui offrait une vue magnifique sur l'Untersberg.

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Pour se faire une idée de cette fenêtre, dans le petit restaurant situé à proximité du Centre de Documentation, on remarque trois baies vitrées à peine plus petites que celle d'origine du Berghof y ont été créées en les orientant soigneusement dans la "bonne" direction, avec vue sur les montagnes.
Pour les plus attentifs, le nom de l'établissement est tout un programme : le Bergasthof (BERGastHOF)

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Dans son prolongement, la grande terrasse étaient situés les garages et le bowling.

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Le personnel d'Hitler se tenait toujours prêt afin d'assurer que celui-ci ne soit pas dérangé pendant son travail.
Ceux qui ne possédaient pas de maison à l'Obersalzberg logeaient au Berghof, y compris les secrétaires, afin d'être disponibles à tout moment.

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Des plantons, vêtus de vestes blanches et de pantalons noirs, travaillaient comme domestiques au Berghof.
Ces beaux jeunes hommes choisis par Sepp Dietrich devaient d'abord suivre un stage à l'école Hôtelière de "Pasing" et furent ensuite employés comme serveurs dans la maison d'Hitler.
Toujours soucieux que les banquets se déroulent sans problèmes il inspectait personnellement la table afin de s'assurer qu'aucune erreur n'avait été commise qui pourrait compromettre sa réputation d'hôte.
Les convives prenaient place autour d'une lourde table en chêne massif d'une vingtaine de places.
Décorée dans les tons rouges (pour les sièges et les tapis) et vert clair (pour les murs et les rideaux), la pièce était éclairée d'un seul côté par une large fenêtre à petits carreaux
Chaque invité trouvait à sa place une serviette placée dans un étui de papier à son nom.
Le repas était servi dans une porcelaine blanche.
Si l'hôte est de très haut niveau, les assiettes étaient en argent et aux armes de Hitler.

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Le Berghof fut détruit trois fois.
La première fois, le 25 avril 1945, partiellement par la British Royal Air Force.
La seconde fois, le 4 mai 1945, les troupes "SS" y mirent le feu au moyen de pétrole.
La troisième fois le 30 avril 1952 (procédure de destruction des autorités allemandes).

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Dans le Berghof

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Les gens de l'époque se représentaient le Berghof comme une ferme bien aménagée, d'une certaine importance et possédant un caractère rustique.
Ces critères disparurent après les transformations successives que subit la maison Wachenfeld.

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La transformation du Berghof alla de pair avec l'ascension et la puissance d’Hitler.
Le célèbre architecte Degano entreprit les premières petites transformations mais réussit à conserver néanmoins le style rustique de l'époque.
Etant donné que Hitler traçait lui-même ses plans, il était parfois difficile pour l'architecte de satisfaire les désirs du maître d'oeuvre.

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Cela tenait encore toutefois du raisonnable.
Lorsqu’Hitler devint Chancelier du Reich, les amis du parti ne cessèrent d'affluer à l'Obersalzberg.
Ils s'établirent tout d'abord dans les auberges avoisinantes.
Rudolf Hess s'occupa au début de traiter avec les propriétaires fonciers de l'époque dans le but d'acheter les maisons et les terrains.
Il eut ensuite à assumer des tâches politiques et ce fut Martin Bormann qui prit la relève.
Il se vit confier l'ensemble de l'organisation de l'Obersalzberg.
Il se chargea tout d'abord du "Berqhof" d'Hitler.

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Il l'agrandit considérablement en lui ajoutant un étage.
Sur la façade, un large escalier conduisait à un hall d'entrée de style gothique garni de colonnes de marbre.

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De là, on accédait à la célèbre salle de conférences avec sa fenêtre à coulisse.
A côté de la salle de conférences que nous venons de citer, se trouvaient encore un vestibule, une salle à manger, une salle de garde, une salle réservée au personnel, une grande cuisine et deux pièces pour les officiers d'ordonnance.

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Le hall de conférence est de grand style avec des plafonds lourds en bois taillé à la main et des lambris.
Meublé avec des tapis d'Orient de grande valeur, des tableaux, des objets d'art furent choisis et combinés avec beaucoup de goût, une cheminée en marbre italien et des fauteuils confortables.
Dans le coin un piano à queue "Bechsteill".
Hitler aimait jouer du piano pendant ses loisirs, son compositeur préféré était Richard Wagner.
C'était sans doute la pièce la plus impressionnante dans le Berghof.
Chaque invité, et surtout Hitler lui-même, ne pouvait que se sentir bien dans ce beau domicile alpin.
Au premier étage, il y avait les pièces d'habitation et la chambre d'Hitler ainsi que d'autres pièces destinées aux invités.

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Les garages se trouvaient au rez-de-chaussée, la chaufferie et le bowling un étage plus bas.
Seuls les matériaux les plus nobles furent utilisés.
Fenêtres à sertissures en plomb, meubles Biedermeier ou baroques, lampes de valeur, marbre, bois précieux, pierres naturelles et poêles de faïencé.

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Dans le bureau d'Adolf Hitler au Berghof, seuls des matériaux de première qualité furent utilisés dans l'aménagement.
Des tableaux et des livres de valeur, des tapis et des gobelins précieux complétaient l'intérieur.
Au moment des grands travaux d'aménagement, Hitler avait envisagé de dédier à ses livres un bâtiment particulier.
Il y avait finalement renoncé et 3000 livres, soigneusement reliés, trouvèrent place dans une bibliothèque, ainsi que sur des étagères disséminées dans le corps principal de la villa.
Pour la plupart retrouvés dans une mine de sel près de Berchtesgaden par les Américains en 1945, ils furent transportés aux États-Unis.
La bibliothèque du Congrès en conserve encore environ 1200.
Ceux que l'on n'avait pas eu le temps de mettre à l'abri furent soustraits par les premiers conquérants de l'Obersalzberg.

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Avant d'entreprendre les transformations, Bormann décida l'élargissement de la route allant de Berchtesgaden à l'Obersalzberg.
On établit également un nouveau tracé depuis Oberau.
En mars 1943, il ordonnera formellement à Bormann de ne plus rien y entreprendre.
Son secrétaire ne mettra pas longtemps à le faire changer d'avis, invoquant des raisons de sécurité pour entamer un projet de ville souterraine destinée à mettre les milliers d'occupants de l'Obersalzberg à l'abri des bombardements.
Bien que les grands pèlerinages populaires eussent été supprimés après l'invasion de l'URSS, l'Obersalzberg ne désemplissait pas et seule la Führersperrgebiet continuait à jouir de la tranquillité désormais très organisée de la montagne.
"Quand la guerre sera finie, je me chercherai une vallée bien tranquille et m'y bâtirai un chalet comme le premier",
soupira un jour le Führer qui semblait s'agacer de l'invasion de son plateau.

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La vie quotidienne du Führer à l'Obersalzberg

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Lorsqu'Hitler se trouvait à l'Obersalzberg afin de se reposer les P.T.T. de Berchtesgaden étaient toujours en pleine activité.
A cause des affaires urgentes le Reichsleiter ou les ministres venaient en personne, des conférences se tenaient au cours desquelles des décisions étaient prises surtour pendant les années de guerre, d'une importance capitale pour le bonheur ou le malheur de millions de gens.
Voici l'emploi du temps d'une journée à Obersalzberg pendant un séjour d'Hitler.

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Afin d'être bien informé avant que ses officiers d'ordonnance, son chef de presse et les autres messieurs de son équipe ne vinssent pour faire leurs rapports sur ce qui était prévu pour la journée, Hitler lisait, bien avant le petit déjeuner, tous les journaux importants ainsi que le journal local, le "Berchtesgadener Anzeiger", pour s'informer aussi sur les événements locaux.
Après avoir accompli son devoir, Hitler faisait des promenades ou rendait visite à son ami et Maréchal du Reich Hermann Gbring qui habitait à 100m au dessus du Berghof pour causer un peu, ou on regardait des films dans le cinéma privé. Hitler aimait, lorsqu'aucune invitation privée ou politique avait été faite, passer la soirée en lisant ou en écoutant la musique classique. 

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