Obersalzberg

L'histoire d'une montagne

Adolf Hitler qui ne connait pas ce nom ?

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Attention, ici le but est de publier une documentation tout à fait neutre sur la carrière étonnante du fils d'un douanier Adolf Hitler qui devint le Führer (guide) de la nation allemande.
Il fut probablement le dictateur du 20ème siècle qui a provoqué les changements les plus importants.
Par son éloquence exceptionnelle il était capable de fasciner et motiver des millions de gens.
Comme aucun autre il réussit à mobiliser les masses et leur faire accepter même le danger de la mort.
Mais un facteur important fut sans doute l'époque même, car l'Allemagne, secouée par la faim et le chômage avait perdu tout espoir.
Des millions de gens et pas seulement des Allemands l'admiraient et plaçaient en lui tout leur savoir.

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Même ses adversaires les plus sûrs ne pouvaient que subir son étonnante personnalité.
Mais que savait-on d'Hitler quand il apparut sur la scène politique du Reich ?
Seulement qu'il était le fils du douanier autrichien Alois Hitler et de sa femme Klara, né le 20 avril 1889 à Braunau am Inn, Autriche.

Alois Hitler (1837-1903) s'était marié une première fois, avec Anna Glassl (1823-1883), union sans postérité.
D'une liaison puis d'un deuxième mariage avec Franziska Matzelsberger (1861-1884), il avait eu Alois (1882-1956) et Angela (1883-1949).
Il convola enfin avec Klara Poelzl (1860-1907) qui lui donna Gustav (1885-1887), Ida (1886-1888), Adolf (1889-1945), Edmund (1894-1900) et Paula (1896-1960).
En 1905, Angela s'était mariée avec Leo Raubal, mort en 1910, de qui elle avait eu Leo (1906-1977), Angela "Geli", 1908-1931) et Elfriede (1910-1993).
Elle se remariera en 1936 avec Martin Hammitzsch (1878-1945), directeur de l'École d'architecture de Dresde.

Le petit garçon Adolf Hitler allait à l'école à Lumbach et était vraiment bon élève.
Grâce à sa belle voix, il obtint une place à l'internat conventuel du couvent des Bénédictins.
Dans ce couvent il fut pour la première fois confronté avec le signe qui deviendrait magique pour lui et dont il ferait un signe connu dans le monde entier.
Le Blason du supérieur Theoderich Hagen portait la svastika (Wolfsangel) avec laquelle la future croix gammée eut une ressemblance étonnante.

svastika001(Une poterie datant de la civilisation minoenne, qui s'est développée entre 3.000 et 1.100 avant J.-C. en Crète.)

Signe favorable, symbole de paix et de bonheur, peut-être aussi du Soleil (Feu), La svastika est l'un des plus anciens symboles de l'humanité que l'on retrouve sous plusieurs formes dans la majorité des civilisations du monde.
Le plus ancien symbole svastika connu à ce jour se trouve en Ukraine.
Il date de 10.000 avant Jésus-Christ et est gravé sur une défense de mammouth.
La position de ses branches lui confère un sens rotatif, de droite à gauche ou de gauche à droite.
Pour certaines civilisations, ce sens est important et a une symbolique.
Pour d’autres, cela n’a aucune importance et, pour d’autres encore, un seul sens de rotation est recevable.

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Adolf Hitler se l’est approprié et l’a associé à son idéologie de génocide et de destruction, créant ainsi l’amalgame.
Le 3 Janvier 1903, son père mourut, mais ce fut la mort de sa mère (le 21 décembre 1907) qui affecta le plus Hitler qui ne s'en consola pas pendant longtemps.
A l'âge de 18 ans il commençait ses études à l'Académie des Beaux Arts à Vienne où on lui expliquait bientôt qu'il était plutôt doué pour l'architecture que pour la peinture.
Fini le rêve de peindre, des années dures allaient commencer, il était obligé de gagner sa vie comme manœuvre.
Dès que possible il visitait des expositions ou allait à l'opéra surtout quant on donnait des opéras de Wagner, son compositeur préféré.
Il aimait surtout "Lohengrin" et "Tristan et Yseult".
En 1912 plus rien ne le retenant à Vienne il allait à Munich où il vivait de bricolages et de peintures.
L'assassinat de l'Archiduc autrichien Franz Ferdinand et de son épouse Sophie a changé profondément la vie d'Hitler.
L'Autriche-Hongrie déclarait la guerre à la Serbie le 28 Juillet 1914, ce qui entrain ait une mobilisation de la Russie.
Ce qui a amené, l'empereur allemand, Guillaume II à déclarer la guerre a la Russie le 1er Août 1914.
La Première Guerre Mondiale Avait Eclaté.

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Engagé volontaire dans la 1 ère guerre mondiale, entra à l'Elisabethschule à Munich où il rejoignit le régiment d'infanterie de réserve Nr. 16 "List" qui fut envoyé en première ligne en Belgique et fut surtout employé comme agent de liaison.
Le bilan de quatre ans en première ligne :
Deux fois blessé, et décorations suivantes :
Le 2 décembre 1914 Croix de fer, 2ème classe.
Le 17 Septembre 1917 Croix de Mérite, 3è classe avec épées.
Le 9 mai 1918 Le diplôme du régiment pour courage exceptionnel.
Le 8 mai 1918 Décoration pour blessés en noir.
Le 4 Août 1918 Croix de fer 1ère classe.
Le 25 Août 1918 Décoration du service, 3è classe.
Malgré toutes les décorations Adolf Hitler quitta le service militaire avec seulement le grade de caporal.
Le 11 Novembre 1918, après l'abdication de l'empereur Guillaume II, le gouvernement Ebert signa les conditions d'armistice dans le wagon-salon privé du Maréchal Foch.

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Le Traité de Versailles signé le 28 Juin 1919, devenait alors le fondement de la prise de pouvoir d'Adolf Hitler et de la Deuxième Guerre Mondiale.
Ce traité, introduit une période pendant laquelle des spéculations financières de toutes sortes avaient effacé l'économie.
Les dettes de guerre avaient financièrement et moralement atteint le peuple allemand auquel il semblait impossible de se relever économiquement.
En 1919, chargé de la propagande pour le DAP, futur NSDAP (parti national socialiste des ouvriers allemands), le parti le plus puissant de l'Allemagne.
29 juillet 1921, leader du NSDAP.
9 novembre 1923, putsch manqué contre le gouvernement, suivi d'un emprisonnement à Landsberg, près de Münich.
Pendant cette période, Hitler écrit "Mein Kampf", dans lequel il révèle ses opinions et ses intentions politiques.
Révision du Traité de Versailles, extension des frontières de l'Allemagne, anticommunisme et antimarxisme, racisme et anti-bolchévisme.
Avec le début de la crise de 1929, augmentation du potentiel électoral du NSDAP.
Le 30 janvier 1933 Hitler est nommé Chancelier du Reich.
Les partis politiques sont dissous, le pouvoir retiré au Parlement, les fonctions de Chancelier et Premier Ministre réunies.

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Liquidation du Traité de Versailles.
1935, réintroduction du service militaire.
Mars 1936, entrée en zone de démarcation de long du Rhin.
Mars 1938, annexion de l'Autriche.
1er septembre 1938, annexion de l'Allemagne du Sud.
15 mars 1939, annexion de la Bohème et pacte mutuel de non-agression avec l'Union Soviétique le 23 août 1939, laissant en suspens la question de la Pologne.
Invasion de la Pologne le 1er septembre 1939.
Au même moment, les alliés occidentaux déclarent la guerre à l'Allemagne.
Invasion de la France et du Benelux en mai et juin 1940, et l'Union Soviétique le 22 juin 1941.
Début de la guerre sur 2 fronts.
11 décembre 1941, entrée en guerre des Etats-Unis.
Adolf Hitler, Commandant en Chef des Forces Armées, joignit à ses idées audacieuses une connaissance détaillée et une intuition certaine pour les possibilités d'une guerre de mouvements technique.
Sa stratégie échoua en 1943 avec les pertes de Stalingrad.
Il ne fut pas question de retraite pour lui.
Les conséquences de sa décision de «persévérer à n'importe quel "prix" furent dramatiques.
Batailles insensées sur les fronts, mauvaises décisions de la Force Aérienne, causant ainsi la mort de millions d'hommes.
20 juillet 1944, tentative d'assassinat contre Hitler.
Les actes criminels perpétrés dans les camps de concentration sont révélés pour la première fois.
Hitler perd contact avec la réalité.
Il se retire dans le bunker du Reichskanzlei à Berlin.

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Le 28 avril 1945, Hitler épouse Eva Braun, sa maîtresse de plusieurs années, et 40 heures plus tard, ils se suicident ensemble.
Le 1er mai 1945, la terrible guerre prend fin.
Dans la nuit du 8 au 9 mai, à 0 heure, le cessez-le-feu est appliqué, date historique.
L'Allemagne se rend sans conditions.
Le peuple allemand commence à payer pour des crimes qu'il ne soupçonnait même pas, puisque les représentants de l'Etat n'étaient plus élus par le peuple.
Le peuple allemand tout entier reste à ce jour marqué par la guerre.
L'Allemagne est divisée, les allemands de l'Est privés de liberté, des parties de l'Allemagne perdues dans une nouvelle définition des frontières,
Le 8 mai marque la fin d'une injustice, mais aussi un nouveau manque de libertés en Europe de l'Est.
La guerre était finie, la paix allait juste commencer.
Des millions allaient encore mourir après la capitulation.
L'histoire de l'Allemagne ne s'achève pas par 12 ans de nazisme.
Les vainqueurs d'alors sont aujourd'hui nos amis et nos partenaires.
En connaissant notre histoire, nous pouvons vivre dans l'unité et dans la paix.

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Tentatives d'assassinat d'Hitler à Berchtesgaden

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Les Allemands décidèrent d'utiliser le cadre du Berghof pour assassiner Hitler.
Le 11 mars 1944, le capitaine von Breitenbuch s'y présenta armé dans l'idée de commettre l'attentat. 
Toutefois, la sécurité ne lui permit pas d'accéder au local occupé par le Führer.
Le 7 juin 1944, le colonel von Stauffenberg, auteur de l'attentat du 20 juillet 1944 en Prusse orientale, se proposa pour commettre un attentat à la bombe au Berghof. 
Toutefois, il n'était pas certain qu'Hitler et Goering seraient présents à la réunion planifiée et il n'obtint pas l'accord des autres conspirateurs.
Les alliés mirent également au point un attentant sous le nom de code d'Opération Foxley dont l'idée principale était de faire abattre Hitler par un sniper lors de sa promenade du Berghof vers la Teehaus.
Mis au point à l'aide des services secrets britanniques, l'Opération Foxley était prévue pour le 13 ou le 14 juillet 1944.
Il était prévu de parachuter deux hommes, un tireur d'élite et un autre parlant parfaitement l'allemand, aux abords du complexe de l'Obersalzberg. 
Les hommes seraient ensuite entrés dans le périmètre sécurisé pour commettre l'attentat.
Des informations, obtenues auprès d'un proche du Führer, permirent d'établir, qu'au Berghof, Hitler faisait très régulièrement une marche de 20 minutes aux alentours de dix heures. 
Durant cette promenade, se croyant intouchable au Berghof, il voulait être seul et se trouvait, à de multiples reprises, hors de vue des sentinelles postées sur le parcours.  
Les alliés s'adjoignirent le concours d'un antinazi de Salzbourg qui devait accueillir les deux parachutistes et les aider à pénétrer dans le complexe de l'Obersalzberg.
Churchill marqua son accord à l'exécution du plan.
Le projet d'attentat ne fut toutefois pas mis en pratique car les alliés hésitaient sur les conséquences d'une telle opération.
D'une part, Hitler était mauvais stratège et paralysait régulièrement sa propre armée. 
On craignit son remplacement par un militaire compétent, à l'exemple de Rommel, ou par un nazi fanatique comme Himmler.
Par ailleurs, à l'été 1944, la victoire ne faisait plus de doute pour les alliés et ceux-ci estimèrent, qu'en cas d'attentat contre la personne d'Hitler, il y avait un risque potentiel de le transformer en martyr. 
On craignait aussi de faire germer l'idée que l'Allemagne n'avait été vaincue qu'à cause de la mort d'Hitler, ce qui présentait de gros risques pour la stabilité future du pays. 
Lors du conflit précédent, le mythe de la défaite allemande occasionnée par le "coup de poignard dans le dos" asséné par les ennemis de l'intérieur avait été exploité par les nazis et avait débouché sur un nouveau conflit.
Partisans et adversaires de l'opération s'affrontèrent longuement et on ne parvint pas à se mettre d'accord sur son exécution.
L'attentat de von Stauffenberg, en juillet 1944, déboucha sur un renforcement de la sécurité autour de la personne du Führer, ce qui compliqua la mise en œuvre du projet allié.
En novembre 1944, Hitler quitta définitivement le Berghof. 
Il se suicida dans son bunker de Berlin le 30 avril 1945 dans le bunker de la chancellerie à Berlin.

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Des symboles au service de la propagande d'Hitler ???

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On peut se poser la question !
Ce n'est pas par hasard qu'Hitler avait choisi son troisième lieu de résidence, à côté de Munich et Salzbourg.
Cette montagne se trouvait au centre d'un dense réseau de symboles.
L'Obersalzberg se situe à la frontière autrichienne.
De l'autre côté se dresse l'imposant et mystérieux massif de l'Untersberg, parfois appelé "le Grand Trône de Berchtesgaden", une montagne austro-bavaroise.
C'était important pour Hitler.
La fameuse fenêtre escamotable gigantesque du Berghof ouvrait la vue sur l'Untersberg et Salzbourg.
Dans l'un de ses monologues sans fin, Hitler faisait allusion à cette vue qu'il interprétait comme l' "attirance vers la patrie", vers l'Autriche.
Hitler aurait même fait part de son souhait d'être inhumé sur l'Untersberg."
Car ceci était l'autre champ de symboles qui attirait Hitler.

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Le grand poète salzbourgeois Georg Trakl écrivit ce vers :
"Le vol des oiseaux résonne de vieilles légendes". ("L'Automne du solitaire").
Les corbeaux de l'Untersberg étaient porteurs d'un message ancien.
Dans la brochure "Autour de l'Untersberg" , Manfred von Ribbentrop conte et interprète les légendes de la patrie d'adoption d'Adolf Hitler, de cette "patrie fortifiante du Führer des Allemands, où le "savoir venant des voix du sang" était encore vivant.
L'attente de la dernière bataille entre le bien et le mal, au pied de l'Untersberg, près du poirier du Walserfeld, forme le noyau de ces "vieilles fables".
Les "forces armées du mensonge, de la traîtrise, du mal et de toute honte" ... traduit pour la propagande national-socialiste du début des années 40.
Le bolchévisme juif, va donner l'assaut afin de remporter la victoire sur le monde entier.
Le sang va couler à flots.

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Et c'est seulement après cela qu'apparaît le sauveur sortant de la montagne et la "force jeune du peuple Courageux" (des Allemands) vaincra toute l'ombre et le mal du monde.
On rencontre ici le renversement des valeurs caractéristique du national-socialisme.
La substance de cette instrumentation politique venait de très anciennes légendes sur la prolongation de la vie du maître dans la montagne.
On peut distinguer une interprétation préchrétienne (la légende de Wotan) d'une version chrétienne (le mythe du grand Empereur byzantin apparaissant devant le Jugement dernier), puis d'une lecture postchrétienne (le récit nationaliste allemand de l'avant-première Guerre Mondiale)."
Restons sur cette dernière version influant de manière directe sur l'interprétation nationale-socialiste.

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Toni Blum publia en 1912 un singspiel nommé "Un chant de I'Untersberg".
L'Empereur Charles, endormi dans l'Untersberg attend avec son armée composée de héros l'heure à laquelle les corbeaux lui annoncent de ressusciter afin de sauver le peuple allemand.
Le peuple, incarné par un berger, prête serment de fidélité.
"Je serai toujours fidèle,
A l'Empereur et au peuple allemand,
Et je fendrai hardiment le crâne,
A quiconque ose nous dénigrer."
Finalement, l'Empereur Charles sort de la montagne et le héraut annonce l'unification de toute l'Allemagne.
L'Empereur remporte la victoire et le tout se termine en une apothéose de la grande Allemagne.
"Vive toi, Saint Empire allemand".

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La défaite de la Première Guerre Mondiale et le Traité de Versailles étant ressentis comme une humiliation collective, le peuple allemand se voit infliger un traumatisme de taille.
Dans les cercles nationaux, on aspirait à la venue d'un sauveur politique devant effacer cette honte.
Hitler s'appropria volontairement ce motif.
Il rattacha à sa propre personne la légende de l'Empereur Charles dormant dans l'Untersberg et qui, un beau jour, rétablirait la gloire passée de l'Empire.
Il déclara à Albert Speer :
"Voyez-vous l'Untersberg là-bas?
Ce n'est pas par hasard que j'ai pris mon siège en face".
C'est ainsi qu'Hitler contredit toute affirmation réduisant l'Empereur Charles à un tueur de Saxons.
Le soir du 4 février 1942, Hitler dit à Himmler :
"Charlemagne était l'un des plus grands êtres humains de l'histoire.

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A cette chaîne de symboles s'ajoute encore un maillon supplémentaire.
Selon une légende qui puise sa source dans une chronique du XIIe siècle attribuée au poète Wolfram von Eschenbach, un empereur y dormirait dans l'attente du moment opportun pour venir "régénérer" les peuples germaniques.
Un autre aspect de la légende liait l'image de l'Empereur dormant non pas à Charlemagne, mais à l'Empereur Staufer Frédéric II, mieux connu comme Frédéric Barberousse (1122-1190), "Stupor mundi",l'étonnement du monde, comme on appelait ce souverain moderne au Moyen-âge."
Dans la propagande pontificale du Moyen-Age, l'Empereur Staufer Frédéric II apparaît sous forme d'anti-Christ, de Lucifer, d'homme non-religieux, un des premiers athéistes qui s'autorisait les attributs d'une divinité.'?
"On dit que lorsque l'Empereur reviendra dans le monde, il suspendra son bouclier à un arbre desséché et que l'arbre commencera alors à bourgeonner et à verdir et qu'un temps meilleur commencera pour l'Allemagne".
La dimension critique de la légende dirigée contre l'outrecuidance du pouvoir (qui pouvait toucher l'antireligieux combattant pour l'église qu'était Hitler) fut renforcée par la légende du Watzmann, un autre mythe rattaché à la montagne vis-à-vis de l'Obersalzberg.

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Manfred von Ribbentrop raconte la légende du Watzmann comme ceci.
A l'époque où il y avait encore des géants, le roi-géant Watzmann régnait sur les hautes montagnes bavaroises.
Il était un cruel souverain assoiffé de sang et chasseur sauvage, ennemi des fermiers et des bergers.
Un jour qu'il chassait accompagné de sa femme bourrue et de ses sept enfants, il rencontra une paisible famille de bergers avec son troupeau.
Les féroces chiens du roi déchiquetèrent les bergers à pleines dents.
Le roi Watzmann resta assis sur son cheval, se réjouissant à la vue de ce spectacle sanglant.
Mais soudain, la foudre envahit le ciel.
Les chiens du roi furent frappés d'une folie meurtrière et éventrèrent Watzmann et sa cruelle famille.
Le sang versé forma deux lacs.
Mais les corps des géants se firent pierre et se transformèrent en montagnes "Watzmann.".

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Le fond politique de la légende touchait le conflit séculaire des privilèges de chasse des souverains face aux fermiers dans le besoin.
En contemplant la montagne en face de la maison Wachenfeld, sombre et inquiétante à la tombée du jour, Hitler pouvait donc avoir des pensées pour un des fondateurs du Saint Empire romain germanique.
On peut lire parfois, pour valider qu'il en avait l'obsession, que, pendant ces méditations, il écoutait des enregistrements de Wagner, compositeur justement réputé avoir fondé son œuvre sur les légendes allemandes
Ce noyau critiquait clairement la souveraineté et pouvait être chaque fois actualisé aussi bien contre la dégénérescence du pouvoir absolu d'Hitler que, de manière très concrète, contre l'expulsion des agriculteurs de l'Obersalzberg.
Il n'y a, jusque là, aucune preuve historique datant d'avant 1945 et appuyant cette possible interprétation.

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En matière de mythes, l'important n'est-il pas d'y croire ou d'y faire croire ?
L'Untersberg aura cependant une sorte de revanche tragique.
Courant 1940, c'est en le contemplant qu'Hitler aurait donné Barbarossa comme nom de code à l'invasion de l'Union soviétique, dans la nuit du 21 au 22 juin 1941.
Ce serait sa seule référence "sérieuse", encore qu'indirecte, à la prophétie.

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